vendredi 10 juillet 2026

A Conversation with Petah Coyne/ Une conversation avec Petah Coyne

 "It's almost like a religious calling, 
you have no choice. 
You are an artist or you are not an artist"
 
"C'est presque comme une vocation religieuse,
vous n'avez pas le choix.
Vous êtes artiste ou vous n'êtes pas artiste"  
 
Petah Coyne, April 2026 
 
 
 
 Screen capture during the conversation/Capture d'écran durant la conversation
 
 
 
This interview came naturally after the meeting of Petah Coyne while I was attending the 17th International Encaustic Conference in Provincetown in June 2024. I kept in touch with her since that.
After my article The Art of Petah Coyne in November 2024 and then my 10th anniversary edition in 2025 I proposed to Petah Coyne about a conversation on my blog.
This is her first interview in France!
In July 2025 Petah Coyne talked about my work with three post on her Instagram personal account in July 2025.
Then I asked to Petah Coyne about the possibility of a Conversation/Interview on my blog.
It has been started as Interview and became a conversation with an amazing artist, deeply human and comprehensive about my work. 
It's such a generous response and I'm really grateful to Petah Coyne and her assistant Miku Sekimoto to take on their precious time to answer to my questions.
 
There is so much things to say and write about the work and life of Petah Coyne. You can spend hours of listening to her because she's an amazing storyteller!
In this video you will learn more about the relation of Petah Coyne with France and French women authors among many other things!
I wish you will have fun watching this video.

 
Cette interview s'est imposée naturellement après ma rencontre avec Petah Coyne lors de la 17e Conférence Internationale de l'Encaustique à Provincetown, en juin 2024. Je suis resté en contact avec elle depuis lors.
Après la publication de mon article L'art de Petah Coyne en novembre 2024, puis de mon édition spéciale pour le 10e anniversaire de mon blog en 2025, j'ai proposé à Petah Coyne de réaliser un entretien sur mon blog. 
C'est sa première interview en France !
En juillet 2025, Petah Coyne a évoqué mon travail dans trois publications sur son compte Instagram personnel.
Je lui ai alors demandé s'il serait possible d'organiser une conversation/interview sur mon blog.
Ce qui se présentait au départ comme une interview s’est transformé au fil de l’entretien en véritable conversation avec cette artiste hors du commun, profondément humaine et compréhensive quant à ma démarche. Je lui en suis reconnaissant pour le temps qu’elle a pu me consacrer ainsi qu’à son assistante pour avoir pu trouver un créneau au milieu de l’agenda chargé de Petah Coyne. Du fond du cœur merci.
 
Il y a tant de choses à dire et à écrire sur le travail et la vie de Petah Coyne. On pourrait passer des heures à l'écouter, car c'est une conteuse extraordinaire !
Découvrez dans cette vidéo l’intérêt de Petah Coyne pour nos auteures françaises contemporaines de Leila Slimani à Delphine de Vigan et bien d’autres choses encore !  

J'espère que vous prendrez plaisir à regarder cette vidéo.


---

 

 
Voici les extraits vidéo de cette conversation enregistrée le 9 avril 2026

 





Here is some timestamps for the video / Repères vidéo lors de la conversation

0:00 French Introduction
 
1:09 English Introduction
 
3:02 Advice for artists/ Conseils aux artistes

7:29 About books/ A propos des livres

8:38 Petah Coyne and French litterature/ Petah Coyne et la littérature française
 
13:17 About Japanese writers/ A propos des écrivains japonnais
Cette partie de la vidéo correspond à une question que m'a posé Petah Coyne sur mes propres lectures. Il s'en ai suivi une discussion autour de la littérature japonaise, Haruki Murakami et Kazuo Ishiguro.
 
18:51 About Marguerite Duras/ A propos de Marguerite Duras

19:50 About Van Gogh/ A propos de Van Gogh

22:50 Petah Coyne’s relationship with France : her residency in La Napoule in the 90’s, her relation with French galleries/ Les relations de Petah Coyne avec la France : sa résidence à La Napoule dans les années 90, sa relation avec les galeries françaises

29:41 To be an artist/ Être un artiste
 

 


Introduction
 
 
Je donne ici le récit de la première partie de notre conversation, cette partie n’ayant pu être enregistrée pour des raisons techniques. Il serait plus honnête de dire que, étant novice en la matière, certaines considérations techniques m’ont échappés au début de l’entretien vidéo. Un grand merci à Petah Coyne pour son indulgence et sa compréhension ainsi qu’à son assistante Miku Sekimoto pour avoir pu rectifier ce paramètre par la suite. Grâce à elle nous bénéficions d’une capture vidéo de la conversation que vous pourrez découvrir avec plaisir sur ce blog et sur ma chaîne Youtube.
  
 
Je suis devant mon écran prêt pour cette première conversation avec Petah Coyne. Une rencontre attendue de longue date. Il est 17h ici à Lille, 11h à New York.
La caméra de Petah Coyne s’allume. J’aperçois son visage souriant et son atelier baigné de lumière avec ce qui semble être le mouvement de la rue à travers les hautes fenêtres. C’est un vrai bonheur de se voir, enfin !
C’est la première fois qu’on peut se parler depuis son intervention, son Keynote à la Conférence Internationale de l’Encaustique à Provincetown en 2024 à laquelle j’avais assisté. Je lui avais alors demandé si son travail avait déjà été exposé en France. Elle m'avait répondu que malheureusement non puis j'ai ensuite décidé d'écrire un article sur son travail qui a vu le jour en novembre 2024. Nous sommes resté en contact par mail depuis.
J’ai aussi le plaisir de saluer son assistante Miku Sekimoto. C’est un grand plaisir de se voir pour la première fois. Elle a fait beaucoup pour la préparation de cette rencontre afin que Petah Coyne soit disponible. Un grand merci à elle !

L’atelier de Petah Coyne est très lumineux. Il y a de nombreuses œuvres avec des fleurs colorées, surement de retour de l’exposition Petah Coyne : How Much A Heart Can Hold qui avait lieu au Chazen Museum of Art jusqu’en mars.  

L'interview peut commencer.
Je raconte à Petah Coyne que au début de son Keynote à Provincetown en 2024 elle avait fait toute une partie de sa présentation sans « slide », sans diapos suite à un soucis technique. Lorsqu’elle s’en ai aperçu il y a eu un fou rire général dans la salle, elle riait elle-même, puis les images de ses œuvres son apparues et nous avons pu comprendre son travail, notamment en ce qui concerne ses installations à base de « poissons morts », ses fameux DEAD FISH. Vous pouvez voir les photos de cette installation ainsi que d'autres photos des sculptures de Petah Coyne dans mon article l’Art de Petah Coyne

 
A propos de son enfance et de la façon dont l’art et la sculpture sont entrés dans sa vie.

Je lui demande de me parler de son enfance et de la façon dont l’art et la sculpture sont entrés dans sa vie.
Sa famille déménageait beaucoup. Son père était militaire mais ils ne logeaient pas dans les casernes réservées aux militaires. Son père souhaitait qu’ils puissent vivre comme tout le monde dans les quartiers extérieurs aux bases militaires. Ils ont vécus à l’étranger, en Allemagne notamment, mais l’endroit qui l’a le plus marqué lorsqu’elle était enfant était Honolulu à Hawaï. Elle était alors en contact avec des populations d’origine asiatique, principalement japonaises, et ce lien avec le Japon lui ai resté toute sa vie.  
Elle raconte ses premiers souvenirs lorsqu’elle a 5-6 ans, très tôt. Sa mère permettait à ses trois enfants de vivre des moments de totale liberté en dehors de l’école. Elle les emmenait dans la nature et leur demandait de créer des histoires à partir des choses qu’ils voyaient ou d’objets qu’ils pouvaient ramasser. Petah Coyne construisit ainsi ses premières sculptures et sa mère l’aidait à voir les choses différemment, à avoir un regard neuf sur sa création même alors qu’elle était enfant. Petah Coyne me précise que sa maman pratiquait l’Ikebana qui est un art floral japonais. Peut être faut il voir ici l’importance qu’auront plus tard les fleurs dans les sculptures de Petah Coyne.
A Honolulu sa maman les emmenait voir les baleines. Petah raconte qu’elle disait à sa mère qu’elle ne savait pas où vivait la baleine et sa maman lui répondait « Bien sûr Petah que tu le sait. Tu as plongé dans l’eau, tu as vu la mer, les poissons, c’est là où vit la baleine, tu le sait très bien ! ». Et Petah se disait alors, rassurée par les paroles de sa maman « mais oui c’est vrai j’ai vu tout ça sous l’eau et je vais raconter une histoire magnifique ! ».
Et en rentrant à la maison chacun racontait son histoire. Le soir au coucher leur mère leur lisait l’histoire d’une baleine célèbre, celle de Moby-Dick d’Herman Melville. Petah se renfrognait alors en se disant « Humm son histoire de baleine est bien meilleure que la mienne ! ». Elle était décidée à écrire sa propre histoire.
Cela se passait dans les années 50 et le climat de la guerre entre le Japon et les Etats-Unis était encore frais dans les mémoires mais Petah garde un excellent souvenir de cette période de sa vie et du contact qu’elle avait avec les gens qui habitaient là.


A propos de sa vie débutante d’artiste lorsqu’elle travaillait à Chanel à New York et qu’elle rendait visite à des patients à l’hôpital de Boston. 

Alors qu’elle débutait sa vie d’artiste Petah Coyne travaillait chez Chanel à New York pour subvenir à ses besoins et le soir elle poursuivait ses sculptures avec des poissons morts figés dans la résine, ses sculptures DEAD FISH (voir précédemment).
A cette période elle se rendait également dans un hôpital à Boston pour visiter des patients qui étaient en phase terminale de cancer et qui avaient tout simplement besoin de parler à quelqu’un de leurs émotions et Petah était là pour les écouter.
Cela se passait à un moment de sa vie d’artiste où son art était encore en construction et où personne ne s’intéressait à son travail. Elle était alors une parfaite inconnue dans le monde de l’art et a du essuyer de nombreuses critiques blessantes sur son travail. Mais elle y croyait fermement et n’a jamais abandonné.

Je pense que le fait de se retrouver dans un environnement tel que Chanel, où la beauté et l’esthétique est le centre de toute l’attention puis côtoyer des patients en phase terminale de cancer avec tout ce que cela comporte d’empathie et d’émotions diverses sont des éléments personnels de sa vie qui ont du avoir un impact sur son oeuvre.

A propos de sa vie à New York

Petah Coyne vit à New York depuis de nombreuses années. Elle aime l’énergie positive et créative de cette ville et ne ressent pas le besoin de quitter la ville pour se retrouver à la campagne. « Je ne suis pas du genre à avoir une résidence secondaire à la campagne ! » me dit-elle. 
Je lui avoue que de mon côté j’ai besoin de retrouver le calme de la nature de temps en temps. N’ayant pas eu d’enfants elle me demande si j’ai des enfants et me répond « oui je peux comprendre qu’avec des enfants on a besoin d’être au calme de temps en temps ».
Sa vie à New York lui a permis lui a permis de se concentrer sur son art et d’utiliser l’énergie créatrice de cette ville pour son travail.   


A propos des matériaux utilisés dans son œuvre et de sa découverte des voitures déchiquetées

L’utilisation de différents matériaux, organiques ou non, dans l’œuvre de Petah Coyne semble sans limite. Ses sculptures sont composées d’une variété infinie de matières pour constituer un ensemble esthétique poétique et déroutant à la fois.
Lors de ses différentes interviews et entretiens que l’on peut voir sur Internet et ayant eu la chance de l’entendre lors de la Conférence en 2024, Petah a toujours de nombreuses anecdotes à raconter concernant sa vie et son travail. 
Voici l’anecdote que m’a raconté Petah Coyne à propos de sa découverte d’un matériaux insolite qu’elle utilise dans ses sculptures : les voitures déchiquetées ou shredded cars en anglais. 
Elle était en visite dans une université américaine, elle aime être au contact des étudiants qui ont l’habitude de penser en dehors des schémas de pensée habituels, et elle demande alors à un étudiant quel est son lieu d’inspiration. L’étudiant l’emmène alors dans une casse automobile et c’est là qu’elle découvre ces voitures déchiquetées. Elle raconte que la voiture de l’étudiant était une vieille guimbarde tellement rouillée que l’on voyait la route défiler à travers le plancher en roulant ! 
Petah se renseigne alors sur la possibilité d’utiliser cette nouvelle matière pour ses prochaines créations. Ces voitures sont réduites en morceaux, pas seulement compactées comme dans une sculpture de César mais déchiquetées littéralement. Ce matériaux est ensuite réutilisé pour la fabrication de nouvelles voitures. 
Le soucis pour Petah Coyne est de pouvoir acheter cette nouvelle matière première qui coûte cher même comme matière recyclable. Elle réussit alors à convaincre un ami sculpteur à elle fortuné qui devient acquéreur d’un stock de voitures déchiquetées sous l’impulsion de Petah Coyne. On connaît sa force de persuasion et sa détermination une fois qu’elle s’est fixé un objectif. A ce propos vous pouvez lire la rencontre de Petah Coyne avec son mari dans mon article L'Art de Petah Coyne
Découvrez aussi dans cet article les nombreuses oeuvres de Petah Coyne assemblées à partir de voitures déchiquetées et de nombreux autres matériaux. 



A propos de l’utilisation de la cire dans son travail
 
Petah Coyne me raconte que l'inspiration concernant l'utilisation de la cire dans ses sculptures lui ai venue alors qu'elle voyageait au Japon.
Elle se trouvait dans un train et il y avait une tempête de neige dehors. Toute la nature, les arbres étaient recouvert de neige. Elle se demande à ce moment là comment rendre cette atmosphère dans son travail où tout semble figé et c'est alors qu'elle a l'idée d'utiliser la cire.
Mais comment trouver la bonne formule d'une cire stable pour ses sculptures et qui ne bouge pas lors du déplacement des oeuvres pour les expositions ?
Elle décide donc de retourner là où elle avait travaillé chez Chanel et de rencontrer la personne qui s'occupe de la formulation pour les rouges à lèvres! Cet homme était un chimiste exceptionnel et brillant. Il a mis au point trois formules de cire (pour les murs, les sols et les lustres) pour Petah, et il a fait breveter ces formules. 
Bien que Petah l’ait rencontré par l’intermédiaire de Chanel, il a élaboré des formules pour des centaines d’entreprises et d’artistes ; il a toujours préservé la confidentialité absolue de ses clients. En raison de cette confidentialité, Petah n’avait aucune idée du nombre d’artistes et de personnes avec lesquels il avait travaillé. 
 
 
En complément de l'enregistrement vidéo voici quelques précisions à propos de la relation de Petah Coyne avec la France.
  
Lors de la conversation Petah Coyne parle de ses auteures françaises favorites. Voici les auteures qu'elle mentionne ainsi que leurs oeuvres littéraires. Une sélection de nos autrices françaises les plus connues actuellement. 

Annie Ernaux : A Woman’s Story/Une femme, A Frozen Women/La femme gelée

Delphine de Vigan : Nothing Holds Back the Night/Rien ne s’oppose à la nuit

Leila Slimani : The Perfect Nanny/Chanson douce

Muriel Barbery : The Elegance of the Hedgehog/ L’élégance du hérisson

Elle parle également d'une résidence qu'elle a pu faire en France à La Napoule, c'était à l'automne 1991. Il s'agit d'une résidence à La Napoule Art Fondation qui est une résidence internationale d'artistes gérée par une fondation américaine. 
Juste après sa résidence à La Napoule, Petah Coyne et la chorégraphe suédoise Irene Hultman ont réalisé une performance intitulé Beauty and the Beast : Six Beauties. Les représentations de cette performance ont eu lieu au Neuberger Museum of Art et à l'Artists Space.
 
 
Voici les photos transmise par Miku Sekimoto avec l’aimable autorisation de Petah Coyne.


Untitled #714, 1992, in Beauty and the Beast: Six Beauties
Photo Credit: Barbara Yoshida
 
Untitled #715, 1992, in Beauty and the Beast: Six Beauties
Photo Credit: Petah Coyne
 
 
Untitled #716, 1992, in Beauty and the Beast: Six Beauties
Photo Credit: Petah Coyne 
 
 
 
---
 
 
 
Enfin, être artiste en cinq mots pour Petah Coyne 
 
Open your heart and soul.
 
Ouvre ton coeur et ton âme. 
 
 
Une belle citation que nous pouvons méditer chaque jour en tant qu'artiste. 
 
 
 
Si vous voulez en savoir plus sur Petah Coyne/ If you want to know more about Petah Coyne


  
Merci pour votre lecture,
 
Vincent Delrue,
Juin 2026
 
 
 

vendredi 1 mai 2026

WHAT A WONDERFUL WORLD OF WAX : THE BONUS EDITION / QUEL MERVEILLEUX MONDE DE CIRE : L'EDITION BONUS

Last year for the 10th anniversary of my blog I posted my article WHAT A WONDERFUL WORLD OF WAX. For this special edition 30 international professional artists, and friends, responded generously to my invitation, what a beautiful gift!

Some of the artists sent me more than one picture of their work. It was hard for me to choose among all this wonderful pieces. At that time I decided to include only one artwork for each artist for my article.
Time files and one year after I still have this beautiful artworks, all made with wax or encaustic, and I really don't want to keep them for myself.
 
So, this year for the 11th anniversary of my blog Art & Encaustic, it's time to share these wonderful artworks of my friends with you!
 
18 New Artworks from 8 artists added to this Bonus Edition! 
 
I'm deeply grateful to this artists for their generosity. Thank you so much.
 
 
L'année dernière pour le 10ème anniversaire de mon blog j'ai publié mon article QUEL MERVEILLEUX MONDE DE CIRE. Pour cette édition spéciale 30 amis artistes professionnels internationaux ont répondu généreusement à mon invitation. Quel beau cadeau!
 
Certains de ces artistes m'ont envoyé plus d'une photo de leur travail. Il m'était alors difficile de choisir parmi toutes ces pièces magnifiques. A ce moment j'avais choisi de ne présenter dans mon article qu'une seule oeuvre par artiste. Le temps passe et, un an plus tard, j'ai toujours ces magnifiques oeuvres d'art, toutes réalisées à la cire ou à l'encaustique, et je ne veux vraiment pas les garder pour moi tout seul.
 
Cette année pour le 11ème anniversaire de mon blog Art & Encaustic il est grand temps de partager toutes ces oeuvres de mes amis avec vous!
 
17 nouvelles oeuvres de 8 artistes sont ajoutés à cette édition Bonus!
 
Je suis profondément reconnaissant à tous ces artistes pour leur générosité. Du fond du coeur merci.  
 
--- 
 
 
Please find here more artworks of : 
 
 
 
 
 
All photos of the artworks with courtesy of the artists. 
 
  
 
 
 
Nancy Natale, Flight of Fancy, 30 x 30 inches, 2024

 

 

Nancy Natale, Lunar Trip, 30 x 30 inches, 2024
 

 

Nancy Natale, Tarred and Feathered, 30 x 30 inches, 2024

 

--- 

 

Diana González Gandolfi, Unforgettable Voices, 12 x 9 inches, 2025 

 

Diana González Gandolfi, Days of Marching, 12 x 9 inches, 2025
 

 

Diana González Gandolfi, Contours of Their Absence, 12 x 9 inches, 2025
 

 

Diana González Gandolfi, Parallel Routes, 12 x 9 inches, 2025
 

 

Diana González Gandolfi, Blinded Memories, 12 x 9 inches, 2025
 

 

Diana González Gandolfi, Eternal Companion, 12 x 9 inches, 2024
 

 

 

Diana González Gandolfi's Artworks at the Hotel Fair, 17th Conference, 2024 (photo of the author)
 

 

--- 


 

Kay Hartung, Geocolor 20, 21.5 x 18 x 1.25 inches, 2025
 

 

 

Kay Hartung, Jazz, 2026

 

 

--- 

 

 

Stephanie Roberts-Camello, Sizzle, encaustic relief, pressed flower stains on paper, shelf mushroom, ink, on shaped MDF board, 14 x 9 x 3.25 inches, 2023
 

 

--- 

 

 

Lisa Cohen, Swimmer, 2025
 

 

Lisa Cohen, Secrets, 2025
 

 

Lisa Cohen's Artwork at the New England Wax group exhibition Transparency, Wellfleet Preservation Hall, 17th Conference, 2024 (photo of the author) 

 

---

 

 

Isabelle Gaborit, The Chard, 60 x 60 cm, 2025
 

 

Isabelle Gaborit's Artworks at the Hotel Fair, 17th Conference, 2024 (photo of the author)
 

 

---

 

 

Nancy Whitcomb, Circuits, 8 x 10 inches
 

 

Nancy Whitcomb, Etched in History, 8 x 10 inches
 

 

 

Nancy Whitcomb's Artwork at the New England Wax group exhibition Transparency, Wellfleet Preservation Hall, 17th Conference, 2024 (photo of the author)
 

 

---

 

 

 

Lucie Bertrand, Voyage à travers le temps, 2017
 

 

 ---

 

 

On the side of the PAAM, Provincetown, 2024 (photo of the author)
 

 

 

 

Thanks for reading!

I will post in the next few weeks something completely new for me. A wonderful project that keep my mind busy since July 2025.

Stay connected!

 

Merci pour votre lecture!

Je vais publier dans les semaines qui viennent quelque chose de complètement nouveau pour moi. Un merveilleux projet qui occupe mon esprit depuis juillet 2025.

Restez connecté! 

  

Vincent.

 www.vincentdelrue.com

 

 

 

 

 

mercredi 21 janvier 2026

 (Try to find)Peace & Creativity, encaustic monotype, R&F Drawing Oils, ink on Fabriano paper
(A la recherche de)Paix et Créativité, monotype encaustique, Drawing Oils R&F, encre sur papier Fabriano 
 
 
Dear Readers,
 
This is my little piece to celebrate this New Year.
May this year 2026 gives us the force to do what we are doing(trying to do) every day: make this world better.
 
I wish everyone a beautiful year 2026 full of Peace and Creativity.
 
See you soon,
  
Vincent.
 
  
Chères lectrices, chers lecteurs,
 
Voici une petite oeuvre pour célébrer cette nouvelle année.
Que cette nouvelle année 2026 nous donne la force de continuer à faire ce que nous faisons (tentons) chaque jour : rendre ce monde meilleur. 
 
 Je vous souhaite à toutes et tous une belle année 2026 pleine de Paix et de Créativité.
 
à bientôt,
 
Vincent.