Provincetown view in 2024 / Vue de Provincetown en 2024
Hi everyone, dear readers!
Provincetown view in 2024 / Vue de Provincetown en 2024
Hi everyone, dear readers!
The first time I met David A. Clark was in Joanne Mattera's ArtBlog in 2012 (Encaustic : Art, Craft, Hobby, just before the ProWax area) with this words he had writen : "The Choices we make are what define us". I told me "It's so true!" and I put immediately this phrase on the top of my list "To be an Artist". So you can imagine how happy I was to met him in person.
David A. Clark is well-known in the encaustic community and I am so honored to have him for an interview on my blog. When I met David in June at the 17th International Encaustic Conference in Provincetown he came to me and spoke immediately in french. I was impressed !
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We spent such a beautiful moment at the Conference in June listening to Petah Coyne. Each person who ever heard Petah Coyne knows that she's an amazing storyteller!
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Je suis profondément reconnaissant à Petah Coyne dont la personnalité hors du commun et la découverte de son œuvre m’ont inspiré cet article. Lors de sa conférence au mois de juin dernier à Provincetown, pour la 17ème Conférence Internationale de l'Encaustique, je lui avais promis un article en français à propos de son travail et le voilà. Chose promise, chose due.
Je tiens à remercier chaleureusement Miku Sekimoto, son assistante, pour son aide précieuse et sa disponibilité au milieu d’un agenda chargé en installations pour Petah Coyne cet été. Elle m’a ensuite mis en relation avec Eve O’Brien, chargée de presse
et communication de la Galerie Lelong & Co à New York, pour les droits de
reproduction et de représentation des images des œuvres présentées ici.
Un grand merci à elle également. De tout cœur merci.
Prologue
La scène se passe à Provincetown, petite ville du Massachusetts aux Etats-Unis, située sur un bras de terre au large de Boston, où a lieu tous les ans la Conférence Internationale de l’Encaustique depuis 2007. Provincetown ! Une petite ville, un village presque, loin de l’agitation des grandes villes américaines. Pas de buildings, justes quelques ravissantes maisons de bord de mer et des hôtels avec piscine. Dans la rue le matin on se salue, on se dit bonjour amicalement en se souhaitant mutuellement une bonne journée. Pour cette deuxième année où je reviens à la Conférence, la première fois étant en 2022, je dois dire que je me sens un peu chez moi. Une ambiance que l’on ne trouve nulle part ailleurs, une atmosphère unique où l’art est partout, se mêle jusque dans la brise légère qui parcourt les rues colorées par les drapeaux de la communauté Gay et Lesbienne, dans le soleil et le ciel bleu de cette extrémité ouest du Cape Cod, que demander de plus ?
Nous sommes le soir dans une galerie de la Commercial Street pour un vernissage. L’exposition Three Visions concerne le travail de trois artistes : Joanne Mattera qui a créé la Conférence, Cherie Mittenthal directrice du centre artistique Castlehill de Truro et Christine Aaron, artiste majeure travaillant à la cire et à l’encaustique.
Petah Coyne entre accompagnée d’un groupe d’amies artistes rencontrées le jour même à la Conférence. Je dois avouer qu’avant d’arriver à la Conférence je ne connaissais encore rien du travail de Petah Coyne et nous comprendrons mieux pourquoi dans cet article. L’ambiance est détendue autour du buffet de crackers et de tomates cerises. Je me joins au petit groupe. Il y a beaucoup de gaieté à cet instant, on est heureux d’être là tout simplement, de discuter avec tous les artistes venus de différents endroits de la planète spécialement pour la Conférence et aussi, faut-il le dire, pour être à Provincetown en ce début du mois de Juin.
Petah Coyne au visage rayonnant et pleine d’énergie est là avec nous. Elle attrape une amie par le bras et elle sort avec son groupe pour aller manger dans un restaurant de la ville. Je sors également de la galerie et je quitte le groupe pour me rendre à un autre vernissage, l’exposition Singularities, The Wax Monotype dont Debra Claffey est la curatrice. On ne sait où donner de la tête et la programmation artistique toujours actuelle est riche et variée à Provincetown.
Je ne me doutais pas à cet instant que j’allais entendre le lendemain l’une des plus belles histoires qu’il m'ait été donnée d’entendre sur une vie d’artiste, celle de Petah Coyne, lors du Keynote qu’elle consacrait en tant qu’artiste invitée à la Conférence.
Ce premier article en français consacré à Petah Coyne présente cette histoire que j’ai eue l’honneur d’entendre de la bouche même de cette artiste majeure de la culture américaine et dont le travail n’a jamais été exposé en France. En voici les grandes lignes, présenté par l’artiste lors de sa conférence à Provincetown l'été dernier.
Bienvenue dans le monde poétique, déroutant et captivant de Petah Coyne
Je vous souhaite bonne lecture et bon voyage !
© Petah Coyne
Courtesy Galerie Lelong & Co., New York
Atelier de Petah Coyne à New York, 2022
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Petah Coyne est né en 1953 à Oklahoma City, elle vit et travaille à New-York. Son travail se situe dans les domaines de la sculpture et de la photographie présentant des imposantes installations où sa maîtrise de nombreux matériaux de toutes sortes, organiques ou non, semble sans limite. Il n’est donc pas étonnant que la cire, qu’elle utilise de façon abondante dans certaines de ses sculptures, soit présente dans son travail et c’est pour cela qu’elle est présente ce matin à la Conférence en tant qu’artiste majeure invitée.
Petah Coyne débute alors sa Conférence et prononce alors tout de suite une phrase qui me marque « Our background make us unique » qui pourrait se traduire par « Notre vécu fait de nous un être unique ». Elle parle alors de son enfance durant laquelle elle a connu de nombreux déménagement, une particularité où je peux me reconnaitre également, son père étant Officier dans l’armée. Elle en a gardé une capacité d’ouverture vers les autres et le monde qui l’entoure. Elle est passionnée par les livres et les histoires qu’ils contiennent. Alors qu’elle a cinq ans sa mère lui dit un jour en regardant un banc de baleines au large d’Honolulu à Hawaï « Quand tu fais de l’art tu peux mentir autant que tu veux !». Cette phrase lui sert alors de guide pour le reste de sa vie tout en nous avouant sur un ton humoristique qu’elle découvrait alors que l’histoire Moby-Dick d’Herman Melville était bien meilleure que ses histoires à elle !
C’est ainsi que virent le jour ses premières installations avec des poissons morts, sa série DEAD FISH, que Petah ramenait chaque jour dans leur appartement, après être allée chercher sa matière première créatrice dans les épiceries de la ville. Des centaines et des centaines de poissons nous dit-elle….
A New-York elle travaille chez Chanel le jour et la nuit elle élabore ses sculptures de Poissons Morts. Elle indique que pour elle c’était une véritable addiction à l’époque, d’acheter ces poissons pour les sauver avant que quelqu’un ne les mange. A cette même période (1978-1979) elle travaillait également pour un hôpital à Boston en rendant visite à des patients en phase terminale. Elle parlait avec eux et les écoutait. De ce contact avec la réalité et avec les patients elle puisait son énergie pour la création de ses oeuvres. (interview par Lynne Tillman pour le Magazine BOMB en 2002).
Sans titre #21, 1982, installation dans les rues de Tribeca à New York.
A ce moment de la conférence elle se rend compte que nous ne voyons pas les différentes photos qu’elle nous projette sur l’écran vidéo suite à une erreur technique. Fou-rire général dans l’assistance. Elle ajoute « C’est de l’art conceptuel ! ». Nous étions tellement captivés par son histoire que nous ne pensions même plus à un support visuel.
Puis le mal est réparé et nous pouvons enfin voir les fameuses installations avec les Poissons Morts, DEAD FISH. Tout ceci prend alors un sens nouveau pour nous.
L’utilisation des poissons morts prenait alors des proportions de plus en plus imposantes pour donner naissance à des œuvres monumentales comme c’est le cas ici avec cette œuvre de 1985.
Untitled #155 (Portrait of Sister Elisabeth Throckmorton), 1985
(Untitled #192) (Untitled #164)
Media:
Wood, steel, photograph, dead fish (wrapped), rubber fish, hay, tar,
mud, cloth, paint and resin 180 x 288 x 96 inches (457.2 x 731.5 x 243.8
cm.)
Photo Credit: Petah Coyne
© Petah Coyne
Courtesy Galerie Lelong & Co., New York
Sans titre #155 (Portrait de Soeur Elisabeth Throckmorton), 1985 (Sans titre #192) (Sans titre #164)
Untitled #155 (Portrait of Sister Elisabeth Throckmorton), 1985
(Untitled #192) (Untitled #164)
Media: Wood, steel, photograph, dead fish (wrapped), rubber fish, hay, tar, mud, cloth, paint and resin 180 x 288 x 96 inches (457.2 x 731.5 x 243.8 cm.)
Photo Credit: Petah Coyne
© Petah Coyne
Courtesy Galerie Lelong & Co., New York
Sans titre #155 (Portrait de Soeur Elisabeth Throckmorton), 1985, (Sans titre #192) (Sans titre #164)
D’une manière générale, Petah Coyne parle de son travail avec humour sur un ton détaché mais nous sentons bien ici qu’elle fait preuve d’une très grande détermination dans la réalisation de ses différents projets et que rien ne pourra la faire dévier. Elle travaille de façon instinctive, intuitive comme sa mère le lui a enseigné. Faire confiance à ses instincts.
Chaque personne ayant déjà assisté à une conférence de Petah Coyne sait qu'elle a un don incomparable pour raconter les histoires, son histoire. Un mélange d'humour et de regard réflexif sur son oeuvre.
Concernant ses sculptures Petah Coyne ne se limite pas à l’utilisation d’une matière. Elle utilise aussi bien la cire, le verre, du sable noir, du plâtre, des matériaux recyclés ou des matières organiques comme le crin de cheval. Pour des raisons pratiques de traduction, et afin de ne pas dénaturer l'oeuvre de Petah Coyne, j'ai traduit uniquement les titres des oeuvres en français en laissant la liste des nombreux matériaux utilisés en anglais.
Voici cependant une liste non exhaustive des matières que Petah Coyne utilise dans sa création :
Différents types de grillages, des cables, de la corde, de la peinture acrylique, des pigments, du papier de riz, de la colle, des écrous, des fleurs en soie, des épingles à chapeau, des rubans, des serviettes en papier....ou encore l'utilsation de la taxidermie dans ses oeuvres récentes.
Son travail dans l’utilisation de toutes sorte de matériaux, de matières organiques ou non me font immédiatement penser à cette définition de Matière Vibrante, la Vibrant Matter de la philosophe américaine Jane Bennett. Ce matérialisme, cette vitalité présente dans le métal ou toute autre matière. Cette vie présente dans la matière, une vie non-organique. Un écho que je peux trouver également dans l’œuvre géologique colorée de l’artiste Laura Moriarty qui utilise également la cire.
Comme toute grande artiste elle possède cette capacité à transformer et à s’approprier la réalité dans son œuvre.
Sur son site Internet les œuvres sont ainsi regroupées sous la dénomination HAIR (cheveux), WAX SCULPTURES (sculpture de cire), PLASTER (plâtre) ou encore BLACK SAND (sable noir), GLASS (verre). Ses différentes séries sont en fait composées d’une multiplicité de matières.
Après la série DEAD FISH des années 80 voici des extraits de ses différentes sculptures des années 90 jusqu'à aujourd'hui.
Ici de sa série BLACK SAND SCULPTURE
Untitled #689, 1989-91
Media: Meshed chicken wire, horsing fence wire, tomato fence wire, steel, wire, cable, paint, black sand, rope, polymer, talc 125 x 69 x 76 inches (317.5 x 175.3 x 193 cm.)
© Petah Coyne
Courtesy Galerie Lelong & Co., New York
Sans titre #689, 1989-91
Sans titre #695 (Fantome/Première Communion), 1991
Puis de sa série HAIR
Ou de la série PLASTER
Untitled #978 (The Whitney Women (Gertrude and Juliana)), 1999-2000
Media: Plaster, plaster bandages, fiberglass cast statuary figures, acrylic paint, drywall, chicken-wire fencing, wire, wood
144 x 206 x 53 inches (365.8 x 523.2 x 134.6 cm.)
© Petah Coyne
Courtesy Galerie Lelong & Co., New York
Sans titre #978 (Les Femmes Witney (Gertrude et Juliana)), 1999-2000
Voici également la photo d’une Performance, datant de 1992, pour laquelle Petah Coyne avait demandé à une artiste de danser avec son œuvre.
Sans titre #715, 1992 dans "La Belle et la Bête: Six Beautés" (Sans titre #715C)
Ici quelques oeuvres de sa série WHITE WAXED SCULPTURE
Sans titre #785, 1994
Sans titre #1074 (Les Couleurs de Kate), 2002
Dans sa dernières série WAX SCULPTURE de 2005 à aujourd'hui elle utilise également la taxidermie avec l’apparition de paons empaillés dans son travail comme c’est le cas ici dans cette œuvre.
Sans titre #1458 (Marguerite Duras), 2019-20 (Photographie d'Installation prise au National Museum of Women in the Arts, 2023)
Je remercie encore chaleureusement Petah Coyne de m’avoir mis en relation avec son assistante Miku Sekimoto ainsi qu’avec Eve O’Brien de la Galerie Lelong & Co à New-York afin de pouvoir présenter ici les images de ses œuvres. Avec cette sélection de photos j’ai essayé d’être le plus proche possible de l’œuvre de Petah Coyne en donnant une vision la plus large possible. Il reste bien sûr de nombreuses oeuvres à découvrir.
Pour plonger plus encore dans le monde de Petah Coyne, retrouvez son actualité et l'ensemble de son travail sur petahcoyne.org
Un grand merci pour votre lecture,
Vincent Delrue
Je dédie ce voyage à mes parents, mes frères et ma soeur. Tout ceci n'aurait pas pu être possible sans le cadeau qu'ils m'ont fait pour mes 50 ans.
A Hélène, Clémentine et Nathan pour leur indéfectible soutien familial.
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I dedicate this travel to my parents, my brothers and my sister. All this couldn't by possible without their gift for my 50th birthday.
To Helene, Clementine and Nathan for their indefectible familial support.
I spent good moments gathering my memories from the Conference and writing this article, sometimes direct from my notebook. Hope you enjoy reading it!
All photos by the author (except Daniel's photo)
This is my personal report of the 17th International Encaustic Conference in Provincetown on May 31 to June 2, 2024.
After a long travel I arrived on Thursday from Lille to Paris by train, then Boston by plane and finally Provincetown by the ferry. Compared to my final transport by boat (with a rough sea!) my flight from Paris to Boston was very quiet...
Arrival in Provincetown! Tired but Happy!
Dusk's colors in the streets of PTown
Day One: Gallery of Portrait and Monotypes
On my way to the Provincetown Inn. Sunny light, beautiful blue sky: it will be a perfect day!
The first Talk was about Monotype and Encaustic with Debra Claffey.
In the Harbor Room David A. Clark came to me and talk immediately in French! This great artist, and I knew his artwork for a long time, was one of the meeting I really expected this year. I was really honored by his friendly salutation!
I wanted to learn more about the technique of monotype and this talk was perfect. Monotype is a very rich and complex technique, you can work with so many materials! Many artists of the exhibition Singularities: The Wax Monotype curated by Debra Claffey were at the Talk. I can't wait to see their artworks at The Commons for the openning of the show in the evening.
Then I was at the Talk of Karen Bright When Inspiration Meets Intent, an intersting talk about her work. She talked about her work with Climate Change préoccupation.
I started the afternoon with the Demo Beginning Encaustic of my friend Isabelle Gaborit from Ireland. I was at this Demo because I know she is a really good teacher and it's always interseting to listen to someone with such an experience of teaching for many years (Of course I have project of teaching in the future but I'm not ready for that for the moment) She talked about important things in our practice like safety, how to set up the studio... good to remind this things even when you are not a beginner! "Keeping the body busy" as she says!
Then The Panel: The State of Encaustic after a Generation with Joanne Mattera, Marla Rice and Darin Seim president of R&F. I learned many informations about history of encaustic and the encaustic community.
Honestly my english was not so good this year than it was in 2022. It was enough to talk and have fun with friends during the Conference but sometimes difficult to understand talks of Conferees !
Kay Hartung, Networks 2, encaustic monotype.
Debra Claffey, Marsh Arising, encaustic monotype
Day Two: From Dead Fish to a Celebration of Life
I wrote this words on my notebook during the Keynote of Petah Coyne and I think it really sum up her work and artist's life.
While Petah Coyne said at the begining that she's "working with wax but don't know anything about encaustic" her storytelling was amazing and she really had talent to talk about her work and captive her audience. At the end of the talk Joanne asked her if she will be writing a Memoir. I hope she will!
Does every great artist have the ability to transform the reality and make it for his own in her/his work ? I think the work of Petah Coyne is the perfect expression of that with a total give of body and soul in her creations.
This second day of the Conference her Keynote was the most amazing story I ever heard and I think it was for all of the attendees who were this morning in the Harbour Room at the Provincetown Inn. Petah is a wonderful storyteller! After her Keynote I asked her if she had ever an exhibition of her work in France. She answered "Hum... never in France, is it possible ? You can come to my studio!" and I promised her I will write an article on my blog about her work, so french people can know her better.
In the afternoon I was at the Demo of David A. Clark about Cold Composition in Encaustic Printmaking. I discovered a new technique and I think it will keep my mind busy for months to come!
David is a wonderful person with a real love to share his knowledge about art and encaustic. I was very lucky to meet him this year and I'm looking forward to meeting him again and maybe seeing his work one day in France!
Then I was at the Demo How Far can Color Go with Lisa Pressman and Richard Frumess, the fondator of R&F Paint. It was a wonderful moment seeing them working together, like a four-hand piece on a piano, building of a palette with tonality, transluency, in search of harmony with colors.
After the openning of the Postcard Show in the Lobby I went to the Openning of the exhibition Transparency of the New England Wax group in Wellfleet (I am very grateful to Sholeh Regna and her husband David to drive me to Weelfleet, my first Roadtrip in the U.S !)
Kay Hartung's work Geocolor 15, love the colors!
Day Three: End of the Conference and fighting the Void
Artwork of Isabelle Gaborit from Ireland (and she's speaking french too!)
In the afternoon The Talk of Kelly Milukas Are You Exhibition and Press Ready? was perfect for me. Kelly is such a wonderful person and she really give her energy to the audience!
Then I finish this intense three days of Conference with Demo of Wayne Montecalvo about Encaustic and Mixed Media. Always good to see this experienced teacher in a demo with alternatives techniques with so much different materials.
And finally we all come to the Mayflower Room for the end of the Conference. Cherie, Marisa and all the team of Castlehill made an amazing job for this Conference and I think they are already working on the next one!
...and a wonderful evening at Victor's with Diana, Christine, Nancy, David, Joanne and Susan (Daniel is taking the photo!). So proud to be part of this wonderful encaustic community!
After my first Conference in 2022 this year was another challenge for me: to come alone without Helene, Clementine and Nathan. This year I remember when I arrived in Boston, after the Logan Airport, walking in those streets on my way to the Seaport Boulevard. I said to me "I love this place, I feel like I'm going back Home!". I can't discribe it!
I know now that a part of me stay in Provincetown and I will return !
How to fight the Void of post-Conference? Remembering all those precious moments with friends during the Conference, simply sharing the most precious time in Life: to be here, laughing, talking about life, about our work and wax, moments we have spent together, moment we will share in the future.
The International Encaustic Conference is the best thing you can do for yourself.. Tout à fait!
I couldn't have said it better Isabelle !
| Back to Lille after a long travel (near the TGV train station in front of Yayoi Kusama's artwork Les Tulipes de Shangri-la). This guy looks tired but with stars in his eyes! |