jeudi 1 mai 2025

Un Prologue au 10ème anniversaire / A Prologue to the 10th anniversary

Mon prochain article célébrera le 10ème anniversaire de ce blog.
En voici le prologue.
 
My next article will celebrate the 10th anniversary of this blog.
Here is a prologue.
 
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Pour/for Hélène
 
 
 
J'ai accroché ces mots de Bernard Moitessier dans La longue route aux murs de mon atelier:
 
"Tu es seul, pourtant tu n'es pas seul, les autres ont besoin de toi et tu as besoin d'eux.
Sans eux, tu n'arriverais nulle part et rien ne serait vrai"
(Bernard Moitessier est un écrivain et un célèbre navigateur.)
 
 
I pin this words of Bernard Moitessier in La longue route on the wall of my studio: 

"You're alone, yet you are not alone, others need you and you need them.
Without them, you'd get nowhere and nothing would be true" 
 (Bernard Moitessier is a writer and a famous navigator.)


 

A l'atelier, 2015 / In the studio, 2015

 

Le premier article de ce blog a été écrit il y a dix ans, le 1er mai 2015. Avant cela il y avait mon blog de l'Antartiste (toujours actif).
A l'époque j'étais seul dans mon atelier avec l'encaustique (bien sûr je n'étais pas le seul artiste peignant à l'encaustique en France). Les artistes et les galeristes que je rencontrai ne connaissaient même pas l'existence de Jasper Johns! J'avais découvert la cire et l'encaustique lors d'un atelier consacré à l'aquarelle et au lavis à l'encre de chine en 2005-2006. Le formateur nous avait montré des oeuvres de Jasper Johns et de Philippe Cognée. Je voulais à tout prix en savoir plus sur cette technique. Ma première oeuvre à la cire à été réalisée et exposée en 2008.
 
Puis j'ai découvert le blog de Joanne Mattera et j'ai acheté son livre The Art of Encaustic Painting en 2012. Puis en 2013 je découvrai le ProWax Journal. Ça a été une révélation. Je n'étais plus seul et je découvrai tous les artistes et les oeuvres magnifiques de cette communauté. Je voulais en faire partie!
Découvrir l'encaustique et la communauté internationale était comme découvrir une terre vierge à perte de vue dont les possibilités étaient infinies! C'était grisant!
 
J'ai travaillé alors ma technique à la cire, réalisant moi même mes peintures, mon gesso et mes supports en bois. Mes premières séries d'oeuvres à l'encaustique datent de 2013-2015.
Pour partager toutes mes recherches, et à l'image de ce que je lisais sur le blog de Joanne Mattera et dans le ProWax Journal, j'ai décidé de créer mon blog Art & Encaustique en 2015 qui est devenu Art & Encaustic en 2024. A ce jour 46 articles ont été écrit sur l'encaustique et l'art en général avec des articles en anglais et en français depuis 2022.
 
 
 

Frères et soeur/ Brothers and Sister, encaustique sur toile marouflé sur panneau / encaustic on canvas glued on panel, 25 x 25 cm, 2015 (vendu/sold)

 

Frères et soeur, détail / Brothers and Sister, detail





Un avion pour New-York/ A Plane to NYC, encaustique sur toile marouflé sur panneau / encaustic on canvas glued on panel, 60 x 60 cm, 2015 (vendu/sold)




Puis grâce au Covid je me suis inscrit à la 14ème Conférence Internationale Virtuelle de l'Encaustique. Je pouvais voir Joanne Mattera pour la première fois.
En 2022 je me décidai à embarquer avec ma famille pour le grand voyage vers Provincetown et la 15ème Conférence Internationale de l'Encaustique. Quel bonheur de rencontrer enfin tous ces artistes que je connaissais déjà par coeur en ayant vu leur travail dans le ProWax Journal. Je rencontrai enfin Joanne Mattera et je tissai des premiers liens d'amitiés avec de nombreux artistes aux Etats-Unis, Canada et en Europe. Le rêve devenait réalité !
 
Je rentrai en France avec une seule envie: y retourner et continuer à progresser dans cette communauté.
En 2024 je réalisai un Index complet du ProWax Journal du numéro 1 au numéro 21 (en fait le résultat de quatre ans de travail) puis je suis retourné à Provincetown pour la 17ème Conférence Internationale de L'Encaustique. 
 
 
 
Moi-même à gauche, puis de gauche à droite: Diana Gonzáles Gandolfi, Christine Shannon Aaron, Nancy Natale, David A. Clark, Joanne Mattera et Susan Lasch Krevitt lors d'une soirée à la 17ème Conférence Internationale de l'Encaustique en 2024.
 


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Pour les 10 années d'activités de ce blog j'aurais le plaisir de présenter mon prochain article célébrant toutes ces amitiés nouées avec de nombreux artistes depuis 2022.
 
Je continue à être reconnaissant pour tout ce que cette communauté m'apporte et je réalise la chance que j'ai d'en faire partie.
 
Merci de votre lecture!
 
à bientôt,
 
Vincent
 
 


 

 

mardi 8 avril 2025

Art & Encaustic : les 10 ans ! Ten Years of my blog!


Provincetown view in 2024 / Vue de Provincetown en 2024

 

Hi everyone, dear readers!

 This blog will celebrate it's 10 years of activity in May this year!
What an amazing journey since my first article in May 2015! I can't believe it!
 
Here is ten article to read or re-read before my next article that will be a wonderful gift for all of you and for me!


Bonjour à tous, chers lecteurs !
 
Ce blog va célébrer ses 10 années d'activités au mois de mai cette année!
Quel parcours magnifique depuis mon premier article en mai 2015! Je n'arrive pas à y croire!
 
Voici dix articles à lire ou re-lire avant mon prochain article qui sera un merveilleux cadeaux pour vous tous et pour moi aussi !
 
 
 

 
 
 
 
 

 
 
 
 
N'hésitez pas à parcourir les archives de mon blog!
Merci de votre lecture!

See you soon!
 
A bientôt !
 
Vincent Delrue
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 


vendredi 24 janvier 2025

Interview de David A. Clark/ David A. Clark Interview

David A. Clark, New Artwork cast in Bronze, in the background  Petit réglage vers la joie, 2024
 

The first time I met David A. Clark was in Joanne Mattera's ArtBlog in 2012 (Encaustic : Art, Craft, Hobby, just before the ProWax area) with this words he had writen : "The Choices we make are what define us". I told me "It's so true!" and I put immediately this phrase on the top of my list "To be an Artist". So you can imagine how happy I was to met him in person.

David A. Clark  is well-known in the encaustic community and I am so honored to have him for an interview on my blog. When I met David in June at the 17th International Encaustic Conference in Provincetown he came to me and spoke immediately in french. I was impressed ! 

We both decided to make this interview in french to talk about his recent work and creative process and to present his work to french people. From the beginning of our History there's always a strong attachment between The United States and France.
David A. Clark is also known for his generosity and I'm deeply grateful he accepted this interview among his busy planning. He also send me all the pictures of his artwork I needed. With this interview on my blog I came from dream to reality.
All photos with courtesy of the artist David A. Clark
Thank you so much David.
 
If you are leaving in California, or close to Palm Springs, you can meet him at the Desert Open Studio
 
I wish everyone a pleasant reading.
Please share if you have french readers around you! 
 
Have a happy, beautiful and creative New Year 2025!
 
 
With David A. Clark at Radiance Gallery in June in Provincetown (photo of the author)
Avec David A. Clark à la galerie Radiance au mois de Juin à Provincetown (photo de l'auteur)











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Quoi de mieux pour commencer cette année 2025 qu'une interview d'artiste !
 
Après mon interview de l'artiste Suisse Uris Lysser en mars 2023, voici à présent celle de l'artiste Américain, Californien pour être exact, David A. Clark. 

David A. Clark est célèbre dans la communauté de l'encaustique et il me fait l'honneur d'avoir accepté cet interview sur mon blog.
Je connais son travail depuis plusieurs années, avant la sortie du premier numéro de PROWAX JOURNAL en 2013 (à propos du ProWax Journal). C'était sur le blog de Joanne Mattera en 2012 et il avait écrit cette phrase qui avait retenue mon attention "The Choices we make are what define us"/ "Les choix que nous faisons définissent ce que nous sommes". C'est tellement vrai! . David A. Clark fait donc partie de mes artistes de références dans le monde de la cire et de l'encaustique. Vous pouvez imaginer à quel point j'étais heureux de le rencontrer en personne.

J'ai eu le plaisir de le rencontrer lors de la 17ème Conférence Internationale de l'Encaustique à Provincetown au mois de juin 2024. C'était lors de la conférence de Debra Claffey sur le Monotype à l'encaustique, une technique particulière complexe et exigeante. David est venu vers moi et m'a parlé directement en français. J'étais soufflé et impressionné ! Nous sommes devenu amis immédiatement puis j'ai assisté à sa conférence concernant la Composition dans l'Impression à l'Encaustique qui était au programme durant les trois jours de conférences. 
J'ai ensuite eu le plaisir de voir ses dernières oeuvres de sa série Petit réglage vers la joie lors de l'Hotel Fair du dimanche matin (un temps d'exposition consacré à tous les artistes présent à la Conférence et désirant exposer et vendre leur oeuvres). Inutile de dire que toutes ses oeuvres on été vendues. Puis j'ai eu la chance d'être convié par Joanne Mattera lors d'une soirée dans un restaurant de Provincetown où David et quelques autres membres de la communauté étaient présent (voir la photo à la fin de mon article sur la Conférence). Un moment inoubliable.
 
Avec cette interview je passe donc du rêve à la réalité. Cerise sur le gâteau : David maîtrise parfaitement le français et a souhaité réaliser cette interview en français. Nous avons échangé par mails, lui en français et moi en anglais, preuve d'un attachement particulier qu'il existe entre la France et les Etats-Unis depuis toujours. 
David A. Clark est connu pour son professionnalisme et sa générosité. Il en donne encore ici la preuve avec cette interview qu'il a bien voulu m'accorder au sein de ses journées bien remplies.
Je lui suis profondément reconnaissant de m'avoir fournit les photos de ses oeuvres présentées dans cet article. 
Toutes les photos sont reproduites avec l'aimable autorisation de l'artiste David A. Clark, sauf mention contraire.
De tout cœur merci à lui.
 
 
Oeuvre de David A. Clark de sa série Petit réglage vers la joie exposée à l'Hotel Fair (photo de l'auteur)


L’œuvre de David A. Clark est immédiatement reconnaissable à cette flèche, arrow en anglais. Un symbole, un talisman qui traverse toute son oeuvre et qu'il exprime de différents manières, avec différents matériaux. 
David est un artiste complet. Son art riche et varié s'exprime aussi bien en peinture, gravure ou sculpture. Il ne s'autorise aucune frontières dans sa création, repoussant lui-même à chaque fois les limites techniques dans l'élaboration de ses projets. Sa démarche vise à acquérir à chaque fois de nouvelles compétences pour faire évoluer son Art et sa créativité : de la maîtrise de la cire, ou encaustique, de la découpe au laser ou encore de l'utilisation fine et précise de matériaux comme le verre ou le métal. Ici l'association de l'Art et de la Science prend tout son sens.  
Son Art et sa générosité sont un exemple et une source d'enseignement pour de nombreux artistes dans le monde dont je fais partie. 
 

Le travail de David A. Clark est présent dans de nombreuses galeries et musées aux Etats-Unis dont le Painting Center à New-York, la Conrad Wilde Gallery à Tucson en Arizona, la OTA Contemporary à Santa Fe au Nouveau-Mexique, le Truro Center for the Arts à Castle Hill, Truro dans le Massachusetts, The Gallery à R&F, Kingston dans l'Etat de New-York ou encore le Palm Springs Art Museum à Palm Spings en Californie et le Provincetown Art Association and Museum de Provincetown, Massachusetts.
Il est un conférencier régulier de la Conférence Internationale de l'Encaustique à Provincetown et également instructeur chez R&F Handmade Paints et le Truro Center for the Arts à Castle Hill, Truro.

Cette interview vise à présenter son travail ainsi qu'à détailler un peu plus son processus créatif lié à sa dernière création qui a été coulée en bronze au Yucca Valley Material Lab en Californie. 
 
 
 
Bonjour David, où se trouve ton atelier ?

Bonjour, Vincent. Mon atelier est situé à Palm Springs en Californie aux Etats-Unis.


Atelier de David A. Clark à Palm Springs

 
Depuis quand utilise tu la cire et l'encaustique dans ton travail ? De quelle manière utilises-tu l'encaustique ?
 
 J’ai commencé à utiliser l’encaustique dans mon travail il y a presque vingt ans. J’ai vu une exposition des oeuvres de Jasper Johns à New York et j’étais bluffé par ses tableaux qui étaient une combinaison de l’encaustique et de collage. Et à ce moment là, j’ai commencé à expérimenter avec la cire et l’encaustique mais ça m’a pris quelques années avant d’avoir une facilité avec le processus pour peindre avec l’encaustique et de développer mon propre processus. Maintenant j’utilise un processus utilisant l'imprimerie et  la peinture. Franchement, c’est une combinaison des deux.

 
David A. Clark, Ancient Histories #250, 42" x 39,5" (106,7x100,3cm), Mono-impression encaustique sur Gampi, 2017



J'ai vu sur Instagram des photos de ton processus de travail actuel avec ton modèle en cire qui sera coulé en bronze au Yucca Valley Material Lab. Peux tu nous dire quelques mots à propos de ton travail au Yucca Valley Material Lab lors de ton workshop fin octobre ? (interview réalisée en octobre 2024) Tu as déjà travaillé avec le Yucca Valley Material Lab pour d'autres créations ?
 
Yucca Valley Material Lab est un endroit unique près du Parc National de Joshua Tree en Californie. C’est un atelier mais c’est aussi un espace multi-disciplinaire qui permet l’exploration en travaillant le verre, le métal, par soudage, en imprimerie 3D et bien autres. En plus, l’atelier a un studio d’enregistrement et un programme des expositions. J’y ai pris quelques cours en moulage en verre il y a plusieurs années et puis je suis revenu pour que je puisse faire quelques sculptures en verre dans leur atelier. Récemment, j’ai travaillé là en faisant mes premiers œuvres en bronze. 
 
Photo du Modèle en cire avant coulée en Bronze

L' Oeuvre finale en Bronze, en arrière plan Petit réglage vers la joie

 


David A. Clark, These Days Are Tears, acier rouillé, 36" diamètre x 24" (91,4 diamètre x 60,9 cm), 2021

 
 
 
Je connais ton travail depuis quelques années et celui ci s'exprime dans différents domaines, avec différents matériaux comme la mono-impression à l'encaustique, le verre, le collage sur toile ou encore le métal. J'ai eu a chance à la dernière Conférence Internationale de l'Encaustique à Provincetown de voir tes oeuvres récentes de ta série Petit réglage vers la joie. Quelle technique utilise-tu pour cette série ? Pourquoi ce titre en français ?
 
Pour moi, les matériaux que j’utilise dans mes œuvres sont toujours une expression des idées que j'ai en tête. En pensant à faire une œuvre je pense tout le temps comment je peux exprimer cette idée abstraite et traduire ça concrètement en même temps, en le faisant beau et intéressant. C’est compliqué de trouver l’équilibre entre l’idée et son expression concrète. Et pour la plupart de temps je dois apprendre une nouvelle technique, comme travailler avec le verre par exemple, pour que je puisse exprimer cette idée dans mes œuvres.
 
 
David A. Clark, Blackberry Winter #6, collage de toile découpée et baton pigmenté sur panneau, 30"x 40" (76,2x101,6cm), 2022

 
 

 David A. Clark, The Singing Bones, verre coulé, 20" x 20" x 8" (50,8x50,8x20,3cm), 2020
 
 
Pour la série “Petit réglage vers la joie” j’ai su que je voulais travailler avec beaucoup de couleur et je voulais que les œuvres soient un type de "casse-tête" donc j’ai choisi une peinture matte,  la Golden SoFlat Acrylique, qui est presque comme de la gouache et qui ma permit de donner aux œuvres beaucoup de couleur profonde mais aussi donner la sensation d’un autre monde. La construction de cette serie, en réalisant les œuvres comme des casse-tête, leur donne un côté un peu labyrinthique. Pour moi c’est une métaphore dans la recherche de la joie. 
Les titres en français proviennent de mon amour pour la langue française et pour la France. J’ai un petit coin à Paris où je me rend de temps en temps. Cette ville et ma vie là-bas me donne beaucoup de joie.
 
 

     Petit réglage vers la joie #9, découpe laser et acrylique sur panneau, 2024



Petit réglage vers la joie #16, découpe laser et acrylique sur panneau, 2024




                                            Très petit réglage vers la joie #1 & #2 
                                             découpe laser et acrylique sur panneau, 2024


 
Je sais que tu aime la France. Aurons-nous la chance de voir un jour ton travail chez nous ?

J’espère que oui, mais pour le moment on verra.  
 

Et pour terminer, être artiste pour toi en cinq mots ?

Exprimer la poésie en objets


 
Un grand merci David pour ta généreuse disponibilité lors de cette interview.
 
Un grand merci à toi, Vincent.  
 
 
 A noter que David A. Clark sera présent à la prochaine Conférence Internationale de l'Encaustique en 2025.
 
Retrouvez tout l'univers de David A. Clark sur davidaclark.com  
 


Merci pour votre lecture,
 
Je vous souhaite une belle et heureuse année créative 2025. 

Vincent Delrue

 
 

mercredi 22 janvier 2025

Happy New Year 2025/ Belle année 2025

 

  Hope, Encaustic Monoprint, Pigment Stick, Ink on BFK Rives, 14,8x21 cm, 2025
Hope, Mono-impression à l'encaustique, Bâton Pigmenté, Encre sur BFK Rives, 14,8x21 cm, 2025


I wish everyone a Happy, Beautiful and Creative New Year 2025

Je vous souhaite à toutes et tous une belle et heureuse année 2025 pleine de créativité


vendredi 22 novembre 2024

L'Art de Petah Coyne

A few word about this article.
 
I'm deeply grateful to Petah Coyne and her generosity. With this article I'm going deeper into Art and American Culture. When I met her in June in Provincetown, it was for her Keynote at the 17th International Encaustic Conference. I asked her if her work had ever been exhibited in France. She answered me "Hmmm....never in France...is it possible? I apologize... You can come to my studio!" So I promised her an article in French on my blog about her work. There it is. Chose promise, chose due.
 
I am also grateful to Miku Sekimoto, her assistant, for her precious help among her busy planning of installations for Petah Coyne last summer and to Eve O'brien, press and communication at Galerie Lelong & Co New York, for the rights and reproduction agreement of all the images of Petah Coyne's work. Thank you so much.

We spent such a beautiful moment at the Conference in June listening to Petah Coyne. Each person who ever heard Petah Coyne knows that she's an amazing storyteller!

You can see the curent exhibition of Petah Coyne Petah Coyne : How Much A Heart Can Hold at Chazen Museum of Art till December 23, 2024.
 
Have a pleasant reading!
Please share if you have French readers around you

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Je suis profondément reconnaissant à Petah Coyne dont la personnalité hors du commun et la découverte de son œuvre m’ont inspiré cet article. Lors de sa conférence au mois de juin dernier à Provincetown, pour la 17ème Conférence Internationale de l'Encaustique, je lui avais promis un article en français à propos de son travail et le voilà. Chose promise, chose due.

Je tiens à remercier chaleureusement Miku Sekimoto, son assistante, pour son aide précieuse et sa disponibilité  au milieu d’un agenda chargé en installations pour Petah Coyne cet été. Elle m’a ensuite mis en relation avec Eve O’Brien, chargée de presse et communication de la Galerie Lelong & Co à New York, pour les droits de reproduction et de représentation des images des œuvres présentées ici. Un grand merci à elle également. De tout cœur merci.


Prologue

La scène se passe à Provincetown, petite ville du Massachusetts aux Etats-Unis, située sur un bras de terre au large de Boston, où a lieu tous les ans la Conférence Internationale de l’Encaustique depuis 2007. Provincetown ! Une petite ville, un village presque, loin de l’agitation des grandes villes américaines. Pas de buildings, justes quelques ravissantes maisons de bord de mer et des hôtels avec piscine. Dans la rue le matin on se salue, on se dit bonjour amicalement en se souhaitant mutuellement une bonne journée. Pour cette deuxième année où je reviens à la Conférence, la première fois étant en 2022, je dois dire que je me sens un peu chez moi. Une ambiance que l’on ne trouve nulle part ailleurs, une atmosphère unique où l’art est partout, se mêle jusque dans la brise légère qui parcourt les rues colorées par les drapeaux de la communauté Gay et Lesbienne, dans le soleil et le ciel bleu de cette extrémité ouest du Cape Cod, que demander de plus ?

Nous sommes le soir dans une galerie de la Commercial Street pour un vernissage. L’exposition Three Visions concerne le travail de trois artistes : Joanne Mattera qui a créé la Conférence, Cherie Mittenthal directrice du centre artistique Castlehill de Truro  et Christine Aaron, artiste majeure travaillant à la cire et à l’encaustique.
Petah Coyne entre accompagnée d’un groupe d’amies artistes rencontrées le jour même à la Conférence. Je dois avouer qu’avant d’arriver à la Conférence je ne connaissais encore rien du travail de Petah Coyne et nous comprendrons mieux pourquoi dans cet article.  L’ambiance est détendue autour du buffet de crackers et de tomates cerises. Je me joins au petit groupe. Il y a beaucoup de gaieté à cet instant, on est heureux d’être là tout simplement, de discuter avec tous les artistes venus de différents endroits de la planète spécialement pour la Conférence et aussi, faut-il le dire, pour être à Provincetown en ce début du mois de Juin.  

 

Vue de Provincetown (photo de l'auteur)

 

Petah Coyne au visage rayonnant et pleine d’énergie est là avec nous. Elle attrape une amie par le bras et elle sort avec son groupe pour aller manger dans un restaurant de la ville. Je sors également de la galerie et je quitte le groupe pour me rendre à un autre vernissage, l’exposition Singularities, The Wax Monotype dont Debra Claffey est la curatrice. On ne sait où donner de la tête et la programmation artistique toujours actuelle est riche et variée à Provincetown.
Je ne me doutais pas à cet instant que j’allais entendre le lendemain l’une des plus belles histoires qu’il m'ait été donnée d’entendre sur une vie d’artiste, celle de Petah Coyne, lors du Keynote qu’elle consacrait en tant qu’artiste invitée à la Conférence. 

Ce premier article en français consacré à Petah Coyne présente cette histoire que j’ai eue l’honneur d’entendre de la bouche même de cette artiste majeure de la culture américaine et dont le travail n’a jamais été exposé en France. En voici les grandes lignes, présenté par l’artiste lors de sa conférence à Provincetown l'été dernier.

J'ai sélectionné pour cet article quelques oeuvres de Petah Coyne, avec l'aide de Miku Sekimoto l’assistante de l’artiste et Eve O’Brien de la Galerie Lelong, afin de vous donner un court panorama de son travail qui est extrêmement riche et varié puisqu’il s’étend sur pas moins de quatre décennies.  Cet article peut être considéré comme une modeste porte d’entrée dans le monde de Petah Coyne.

Bienvenue dans le monde poétique, déroutant et captivant de Petah Coyne

Je vous souhaite bonne lecture et bon voyage !

 

Peath Coyne's New York Studio, 2022 
Photo Credit: Christopher Burke Studios 

© Petah Coyne
Courtesy Galerie Lelong & Co., New York

Atelier de Petah Coyne à New York, 2022
 

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Dimanche matin. Un thé à la main je remonte la Commercial Street depuis mon Hôtel jusqu’au lieu de la Conférence au Provincetown Inn situé à proximité des dunes sauvages et des grandes plages où l’on peut admirer certains soirs d’été des levers de super-lune bleue magnifiques. La salle où a lieu le Keynote de Petah Coyne est déjà pleine lorsque j’arrive, je trouve une place en échangeant quelques mots sur les conférences et les vernissages de la veille. 

Une capture photo de Petah Coyne lors de son Keynote (photo de l'auteur)


Cherie Mittenthal, directrice artistique de la Conférence, commence par présenter Petah Coyne dont le travail est présent dans de nombreux musées et institutions américaines prestigieuses comme le Musée d’Art Moderne de New-York, le Whitney Museum, le Musée Solomon R. Guggenheim de New-York, le Musée d’Art Moderne de San Francisco, la Smithsonian Institution, la Fondation Joan Mitchell, le National Museum of Women in the Arts, les musées d’Art des villes de Boston, Washington ou encore Philadelphie, pour ne citer qu’eux. Elle est représentée par la Galerie Lelong & Co à New-York, une galerie créée à Paris en 1981. Sa dernière exposition personnelle Having Gone I Will Return a eu lieu à la Galerie Lelong & Co à New-York en 2018.


Petah Coyne est né en 1953 à Oklahoma City, elle vit et travaille à New-York. Son travail se situe dans les domaines de la sculpture et de la photographie présentant des imposantes installations où sa maîtrise de nombreux matériaux de toutes sortes, organiques ou non, semble sans limite. Il n’est donc pas étonnant que la cire, qu’elle utilise de façon abondante dans certaines de ses sculptures, soit présente dans son travail et c’est pour cela qu’elle est présente ce matin à la Conférence en tant qu’artiste majeure invitée.


Petah Coyne débute alors sa Conférence et prononce alors tout de suite une phrase qui me marque « Our background make us unique » qui pourrait se traduire par « Notre vécu fait de nous un être unique ». Elle parle alors de son enfance durant laquelle elle a connu de nombreux déménagement, une particularité où je peux me reconnaitre également, son père étant Officier dans l’armée. Elle en a gardé une capacité d’ouverture vers les autres et le monde qui l’entoure. Elle est passionnée par les livres et les histoires qu’ils contiennent. Alors qu’elle a cinq ans sa mère lui dit un jour en regardant un banc de baleines au large d’Honolulu à Hawaï « Quand tu fais de l’art tu peux mentir autant que tu veux !». Cette phrase lui sert alors de guide pour le reste de sa vie tout en nous avouant sur un ton humoristique qu’elle découvrait alors que l’histoire Moby-Dick d’Herman Melville était bien meilleure que ses histoires à elle !

Après avoir vécu à différents endroits elle décide de s’installer avec son mari à New-York. La rencontre avec son mari est également caractéristique de sa détermination dans l’ensemble de ses projets. Voici l'histoire :
Alors qu’elle était encore adolescente elle aperçoit une bande de gars rassemblés et elle jette son dévolu sur l’un des membres de la troupe. Elle s’approche de lui et lui déclare de but en blanc « je veux me marier avec toi ! ». Elle savait intuitivement que c’était lui qu’elle aimait et qu'elle allait se marier avec lui. Le jeune garçon ne sachant que faire devant tant de détermination s’enfuit à toutes jambes pour regagner le foyer maternel pensant être alors à l’abri. Alors que l’adolescent est réfugié chez lui, Petah frappe à la porte et affirme à la mère du jeune homme « j’attends le garçon qui est à l’intérieur ! ». Mère et fils n’ont pas eu d’autre choix que de céder et le futur jeune marié d’accompagner cette jeune femme débordante d’énergie, élaborant ses premiers projets de sculpture et d’installation au grès de leur différents logements.


C’est ainsi que virent le jour ses premières installations avec des poissons morts, sa série DEAD FISH, que Petah ramenait chaque jour dans leur appartement, après être allée chercher sa matière première créatrice dans les épiceries de la ville. Des centaines et des centaines de poissons nous dit-elle….

Untitled #9, 1982 (detail) (Untitled #9A)
 Media: Dried fish, resin, hemp rope, clothespins, high-gloss black paint Roof-top installation 360 x 120 x 96 inches (914.4 x 304.8 x 243.8 cm.) Photo Credit: Petah Coyne
© Petah Coyne
Courtesy Galerie Lelong & Co., New York

Sans titre #9, 1982 (détail)

A New-York elle travaille chez Chanel le jour et la nuit elle élabore ses sculptures de Poissons Morts. Elle indique que pour elle c’était une véritable addiction à l’époque, d’acheter ces poissons pour les sauver avant que quelqu’un ne les mange. A cette même période (1978-1979) elle travaillait également pour un hôpital à Boston en rendant visite à des patients en phase terminale. Elle parlait avec eux et les écoutait. De ce contact avec la réalité et avec les patients elle puisait son énergie pour la création de ses oeuvres. (interview par Lynne Tillman pour le Magazine BOMB en 2002).

Untitled #21, 1982, various installations in New York City  
(Untitled #39A) Media: Tree install, fish, fishing line, resin, glitter, bell Tribeca Street Installation 
Photo Credit: Petah Coyne 
 © Petah Coyne
 Courtesy Galerie Lelong & Co., New York

Sans titre #21, 1982, installation dans les rues de Tribeca à New York.

A ce moment de la conférence elle se rend compte que nous ne voyons pas les différentes photos qu’elle nous projette sur l’écran vidéo suite à une erreur technique. Fou-rire général dans l’assistance. Elle ajoute « C’est de l’art conceptuel ! ». Nous étions tellement captivés par son histoire que nous ne pensions même plus à un support visuel.
Puis le mal est réparé et nous pouvons enfin voir les fameuses installations avec les Poissons Morts, DEAD FISH. Tout ceci prend alors un sens nouveau pour nous.
 

L’utilisation des poissons morts prenait alors des proportions de plus en plus imposantes pour donner naissance à des œuvres monumentales comme c’est le cas ici avec cette œuvre de 1985.

 


 Untitled #155 (Portrait of Sister Elisabeth Throckmorton), 1985 

(Untitled #192) (Untitled #164)
Media: Wood, steel, photograph, dead fish (wrapped), rubber fish, hay, tar, mud, cloth, paint and resin 180 x 288 x 96 inches (457.2 x 731.5 x 243.8 cm.)
Photo Credit: Petah Coyne
© Petah Coyne
 Courtesy Galerie Lelong & Co., New York

Sans titre #155 (Portrait de Soeur Elisabeth Throckmorton), 1985 (Sans titre #192) (Sans titre #164)

 

Untitled #155 (Portrait of Sister Elisabeth Throckmorton), 1985 

(Untitled #192) (Untitled #164)
Media: Wood, steel, photograph, dead fish (wrapped), rubber fish, hay, tar, mud, cloth, paint and resin 180 x 288 x 96 inches (457.2 x 731.5 x 243.8 cm.)
Photo Credit: Petah Coyne
© Petah Coyne
 Courtesy Galerie Lelong & Co., New York

Sans titre #155 (Portrait de Soeur Elisabeth Throckmorton), 1985, (Sans titre #192) (Sans titre #164)


D’une manière générale, Petah Coyne parle de son travail avec humour sur un ton détaché mais nous sentons bien ici qu’elle fait preuve d’une très grande détermination dans la réalisation de ses différents projets et que rien ne pourra la faire dévier. Elle travaille de façon instinctive, intuitive comme sa mère le lui a enseigné. Faire confiance à ses instincts.
Chaque personne ayant déjà assisté à une conférence de Petah Coyne sait qu'elle a un don incomparable pour raconter les histoires, son histoire. Un mélange d'humour et de regard réflexif sur son oeuvre. 
 
Concernant ses sculptures Petah Coyne ne se limite pas à l’utilisation d’une matière. Elle utilise aussi bien la cire, le verre, du sable noir, du plâtre, des matériaux recyclés ou des matières organiques comme le crin de cheval. Pour des raisons pratiques de traduction, et afin de ne pas dénaturer l'oeuvre de Petah Coyne, j'ai traduit uniquement les titres des oeuvres en français en laissant la liste des nombreux matériaux utilisés en anglais.
Voici cependant une liste non exhaustive des matières que Petah Coyne utilise dans sa création :
Différents types de grillages, des cables, de la corde, de la peinture acrylique, des pigments, du papier de riz, de la colle, des écrous, des fleurs en soie, des épingles à chapeau, des rubans, des serviettes en papier....ou encore l'utilsation de la taxidermie dans ses oeuvres récentes.
Son travail dans l’utilisation de toutes sorte de matériaux, de matières organiques ou non me font immédiatement penser à cette définition de Matière Vibrante, la Vibrant Matter de la philosophe américaine Jane Bennett. Ce matérialisme, cette vitalité présente dans le métal ou toute autre matière. Cette vie présente dans la matière, une vie non-organique.  Un écho que je peux trouver également dans l’œuvre géologique colorée de l’artiste Laura Moriarty qui utilise également la cire.
 
Comme toute grande artiste elle possède cette capacité à transformer et à s’approprier la réalité dans son œuvre.
Sur son site Internet les œuvres sont ainsi regroupées sous la dénomination HAIR (cheveux), WAX SCULPTURES  (sculpture de cire),  PLASTER (plâtre) ou encore BLACK SAND (sable noir), GLASS (verre). Ses différentes séries sont en fait composées d’une multiplicité de matières.
Après la série DEAD FISH des années 80 voici des extraits de ses différentes sculptures des années 90 jusqu'à aujourd'hui.
 
Ici de sa série BLACK SAND SCULPTURE

Untitled #689, 1989-91 

Media: Meshed chicken wire, horsing fence wire, tomato fence wire, steel, wire, cable, paint, black sand, rope, polymer, talc 125 x 69 x 76 inches (317.5 x 175.3 x 193 cm.)
© Petah Coyne
 Courtesy Galerie Lelong & Co., New York

Sans titre #689, 1989-91


 

Untitled #695 (Ghost/First Communion), 1991 
Media: Antique chain hoist, forged links and hooks, rope, wire, shaved car hair, chicken- wire fencing, tomato-wire fencing, cable, cable nuts, metal hardware, acrylic polymer emulsion, acrylic paint, black sand from pig iron casting, jaw-to-jaw swivel, quick-link shackles
86 x 77 x 62 inches (218.4 x 195.6 x 157.5 cm.)
© Petah Coyne 
Courtesy Galerie Lelong & Co., New York

Sans titre #695 (Fantome/Première Communion), 1991


Puis de sa série HAIR

 Untitled #918 (Kawabata) 1997-98 
Media: Horse hair, plaster statuary figure, acrylic polymer emulsion, acrylic paint, CelluClay, glue, rice paper, hair dye, pigment, wire, screws, thread-covered wire 33 x 131 x 66 inches (83.8 x 332.7 x 167.6 cm.), Including the platform
© Petah Coyne 
Courtesy Galerie Lelong & Co., New York

Sans titre #918 (Kawabata) 1997-98

 

Ou de la série PLASTER



Untitled #978 (The Whitney Women (Gertrude and Juliana)), 1999-2000 

Media: Plaster, plaster bandages, fiberglass cast statuary figures, acrylic paint, drywall, chicken-wire fencing, wire, wood
144 x 206 x 53 inches (365.8 x 523.2 x 134.6 cm.)
© Petah Coyne
 Courtesy Galerie Lelong & Co., New York

Sans titre #978 (Les Femmes Witney (Gertrude et Juliana)), 1999-2000



Voici également la photo d’une Performance, datant de 1992, pour laquelle Petah Coyne avait demandé à une artiste de danser avec son œuvre.


Untitled #715, 1992 in "Beauty and the Beast: Six Beauties" (Untitled #715C)
Photo Credit: Petah Coyne
© Petah Coyne
 Courtesy Galerie Lelong & Co., New York

Sans titre #715, 1992 dans "La Belle et la Bête: Six Beautés" (Sans titre #715C)

 
Concernant son travail avec la cire Petah Coyne précise en début de Keynote qu’elle travaille avec la cire mais avoue ne rien connaître à propos de l’encaustique. Pour répondre à la question d’une personne lui demandant quand lui était venue cette idée d’utiliser la cire dans son travail, elle indique que c’était lors d’un voyage au Japon alors qu’elle se trouvait dans un train.

 

Ici quelques oeuvres de sa série WHITE WAXED SCULPTURE

Untitled #785, 1994  
Media: Specially-formulated wax, pigment, silk Duchesse satin, silk flowers, chicken-wire fencing, wire, quick-link shackles, jaw-to-jaw swivel, 3/8" Grade 30 proof coil chain, cable, cable nuts 52 x 45 x 41 inches (132.1 x 114.3 x 104.1 cm.)   
  © Petah Coyne
 Courtesy Galerie Lelong & Co., New York

Sans titre #785, 1994


Untitled #945 (Chinese Landscape), 2001 
Media: Specially-formulated wax, pigment, taxidermy bird, ceramic statuary figure, silk flowers, paint, ribbon, tassels, white pearl- headed hat pins, wire, drywall, wood, plaster, metal hardware 107 1/2 x 117 x 35 inches (273.1 x 297.2 x 88.9 cm.) 
© Petah Coyne 
Courtesy Galerie Lelong & Co., New York 
 
Sans titre #945 (Payasage Chinois), 2001
 
 

Untitled #1074 (Kate's Color), 2002 
Media: Specially-formulated wax, pigment, silk Duchesse satin, silk flowers, tassels, chicken-wire fencing, wire, metal basket, 5/16" 30 Grade proof coil chain, quick-link shackles, paper towels, jaw-to-jaw swivel, cable, cable nuts 36x31x24inches(91.4x78.7x61cm.)
© Petah Coyne
 Courtesy Galerie Lelong & Co., New York

Sans titre #1074 (Les Couleurs de Kate), 2002
 

 

Dans sa dernières série WAX SCULPTURE de 2005 à aujourd'hui elle utilise également la taxidermie avec l’apparition de paons empaillés dans son travail comme c’est le cas ici dans cette œuvre.

Untitled #1375 (No Reason Except Love: Portrait of a Marriage), 2011-12 
 Media: Specially-formulated wax, pigment, silk flowers, taxidermy, chandelier, candles, ribbons, black sand from pig iron casting, resin, paint, black pearl-headed hat pins, chicken-wire fencing, wire, cable, cable nuts, quick-link shackles, jaw-to-jaw swivel, silk/rayon velvet, 3/8" Grade 30 proof coil chain, Velcro, thread, plastic 
© Petah Coyne
 Courtesy Galerie Lelong & Co., New York
 
Sans titre #1375 (Aucune Raison Sauf l'Amour: Portrait d'un Mariage), 2011-12 


Petah Coyne possède ainsi une manière poétique et déroutante parfois, à travers l’utilisation instinctive de l’ensemble de ses matériaux, d’englober le monde autour d’elle. Une capacité à transformer et à s’approprier la réalité dans son œuvre.
 
L’œuvre de Petah Coyne s’attache à faire résonner la voix des femmes avec des références dans le monde de l’art contemporain comme c'est le cas ici avec cette oeuvre en hommage à Louise Bourgeois.

Untitled #1536 (Louise Bourgeois), 2021 
Media: Specially-formulated wax, silk flowers, pigment, wire, jaw-to-jaw swivel, quick-link shackles, silk Duchesse satin, 5/16" Grade 30 Proof coil chain, paper towels, Velcro, thread, plastic 33x171/2x21inches(83.8x44.5x53.3 cm.)
© Petah Coyne
 Courtesy Galerie Lelong & Co., New York
 
Sans titre #1536 (Louise Bourgeois), 2021



Elle déclare lors de la conférence "I listen more to books than I listen to music", "J'écoute beaucoup plus les livres que la musique" et avoue un amour profond pour les livres.  Son oeuvre est largement inspirée par la littérature et les autrices contemporaines américaines, japonaises ou encore comme c'est le cas ici avec la littérature française avec un hommage à Marguerite Duras issue de sa série GLASS.
 
Untitled #1458 (Marguerite Duras), 2019-20 
(Installation Shot at National Museum of Women in the Arts, 2023) Media: Glass globes, acrylic polymer, paint, chicken-wire fencing, wire, steel, cable, cable nuts, quick-link shackles, jaw-to-jaw swivel, 3/8" Grade 30 proof coil chain, silk/rayon velvet, Velcro, thread, plastic Approx. 93 1/2 x 32 x 31 1/2 inches (237.5 x 81.3 x 80 cm.) 
Photo Credit: Miku Sekimoto
© Petah Coyne 
Courtesy Galerie Lelong & Co., New York

 Sans titre #1458 (Marguerite Duras), 2019-20 (Photographie d'Installation prise au National Museum of Women in the Arts, 2023)

 

Petah Coyne affirme également que le Japon et la culture japonaise ont une présence importante dans son oeuvre. 

Devant tant de variétés d’expression dans le travail de Petah Coyne, étant face à une oeuvre poétique et vivante nouvelle pour moi,  je note alors cette phrase sur mon bloc-notes lors de la Conférence de Petah : 
« From Dead Fish to Celebration of Life », « Des Poissons Morts à la Célébration de la Vie ». Cela peut résumer en partie tout ce qu’on peut ressentir en présence de ses sculptures. 
Mais il me manque bien sûr une confrontation réelle avec son œuvre. C’est pourquoi lors de la séance de questions que l’on peut poser à Petah après sa conférence je lui demande:
- « Peut-on voir votre travail en France ou en Europe ? »
 - Elle marque une pause, elle réfléchit et me dit « J’étais à Rome l’année dernière… hum… jamais en France, est-ce possible ? je m’excuse… mais venez à mon atelier ! ».
- Je lui promet alors d’écrire un article sur mon blog à propos de son travail afin que les français puissent découvrir son oeuvre. 
En voici l'aboutissement. 

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J’espère à travers cet article pouvoir donner une introduction au travail de Petah Coyne en souhaitant que son travail puisse être exposé un jour en France.

Je remercie encore chaleureusement Petah Coyne de m’avoir mis en relation avec son assistante Miku Sekimoto ainsi qu’avec Eve O’Brien de la Galerie Lelong & Co à New-York afin de pouvoir présenter ici les images de ses œuvres. Avec cette sélection de photos j’ai essayé d’être le plus proche possible de l’œuvre de Petah Coyne en donnant une vision la plus large possible. Il reste bien sûr de nombreuses oeuvres à découvrir.

Sa dernière exposition personnelle Petah Coyne : How Much a Heart Can Hold est visible en ce moment au Chazen Museum of Art à l'Université du Wisconsin jusqu'au 23 décembre 2024.
 
Retrouvez également ici une récente conversation de Petah Coyne avec Amy Gilman directrice du Chazen Museum of Art. Vous aurez le plaisir de voir et d'entendre cette artiste exceptionnelle.

Pour plonger plus encore dans le monde de Petah Coyne, retrouvez son actualité et l'ensemble de son travail sur petahcoyne.org 

 

Un grand merci pour votre lecture,

Vincent Delrue

www.vincentdelrue.fr