lundi 1 février 2021

Couleurs d'automne à l'école Ernest Renan

 


L'arbre aux couleurs

Lors d'une visite aux Portes Ouvertes d'Ateliers d'Artistes à mon atelier en 2019 j'ai eu l'occasion d'être en contact avec une éducatrice travaillant au sein de l'école maternelle Ernest Renan à Roubaix. Par un heureux hasard cette école se trouve dans le même quartier où mon grand père avait son magasin de fleurs, rue de Lannoy. Mon goût pour la couleur doit venir des fleurs, même si je n’ai jamais connu ce magasin.

Retour en quelques mots et en images sur un évènement qui a coloré ma vie d’artiste et celle des enfants de la classe passerelle de l’école Ernest Renan de Roubaix à l’automne dernier.





Avec l’éducatrice Fabienne Pollet nous avons convenu de trois à quatre ateliers de trois quart d’heure à une heure permettant aux parents et aux enfants d’être en contact avec la peinture et quelques outils de création artistique pinceaux, rouleaux….et cartes usagées type cartes de fidélité (vous en avez une collection dans vos tiroirs ? voici une manière de les recycler !). Les oeuvres réalisées lors de ces ateliers seront exposées dans le dortoir de l'école où les enfants font la sieste. Le projet de Fabienne est simple : apporter de la couleur sur les murs du dortoir et c'est pour cela qu'elle m'a contacté.

Bien que n’étant pas familier de tels ateliers je me suis lancé avec plaisir avec l’aide de Fabienne ayant l’habitude d’être au contact des enfants et organisant déjà ce type d’atelier et de pratique artistique.

Pour des raisons évidentes de sécurité je ne pouvais pas travailler avec l’encaustique chaude avec des enfants ayant moins de 3 ans. Pour une première approche avec la peinture il valait mieux utiliser la gouache et l’acrylique. J’ai quand même réussi à introduire quelques bâtons de cire colorés pour que les enfants puissent tester le dessin à la cire. Gribouillages et premiers traits libres. Quoi de plus simple que le geste d’un enfant ?

(Des artistes comme Mark Rothko ont travaillé avec des enfants pour l’enseignement des arts plastiques. La force des toiles de cet artiste, représentant majeur de l’Expressionnisme abstrait des années 50 et 60, se nourrit de la simplicité et de la liberté du geste de l’enfant hors de toutes les contraintes académiques.)

Contraintes imposées par le contexte sanitaire : masques, gel hydro-alcoolique et 2 ou 3 groupes parent-enfant maximum par séance pour respecter les règles de distanciation dans une salle de petite taille (vous connaissez des enfants n’ayant pas l’envie de bouger au bout de cinq minutes assis sur une chaise ? d’où tout l’art de l’éducation et des professionnels de l’enseignement...)

 Tout d’abord en quelques mots qu’est-ce qu’une classe passerelle ?

C’est tout simplement une classe accueillant des enfants avant qu’ils ne soient en âge d’être scolarisés en école maternelle et servant ainsi de « passerelle » entre le milieu familial et le futur milieu scolaire afin de familiariser les parents et les enfants. Un lien réalisé par l'éducatrice. 

 Bref, voici le résultat en images de ces rencontres vivantes et colorées.

Tout est prêt !


 Premiers tests avec les cartes : étaler la peinture choisie en une ou deux couches qui se superposent puis venir « racler » ou « gratter » avec la carte (les fameuses "cartes de fidélités") pour donner des effets sur le papier. L'enfant choisit sa couleur, les regards s'illuminent en voyant du jaune, du rose ou du vert !

 


 














Puis exercices avec une carte « crantée »




 






Ou tout simplement avec un pinceau...


Ou on fait des dessins avec l'autre bout du pinceau....










Puis avec un rouleau :











Des mamans testent avec succès des empreintes de feuilles !













Et un peu de bâtons de cire colorés :


Echange entre la maman et sa fille, une oeuvre à quatre mains....


Quelques œuvres toutes chaudes en attendant l'accrochage dans le dortoir....






Un grand merci à Fabienne, les parents et les enfants de la classe passerelle, la directrice et toute l’équipe de l’école Ernest Renan qui m’ont accueilli chaleureusement dans leur établissement. Une très belle expérience pour moi.

Merci de votre lecture,

Bon début d'année 2021 à tous !



vendredi 1 mai 2020

La résine dammar #3

La résine dammar #3 : propriétés et mise en oeuvre .
Ce blog a déjà 5 ans !

 Cire d’abeille, résine dammar et pigment bleu outremer à l’atelier

Ce blog fête aujourd'hui ses 5 années d'existence dans des conditions tout à fait particulières : alors que nous devons rester chez nous depuis plusieurs semaines pour combattre le coronavirus, voici  le troisième et dernier volet d’une série d’articles commencée en 2017 et consacrés à la résine dammar.
Ce sera l'occasion de vous plonger dans les différents articles de ce blog pour découvrir l'encaustique ou compléter vos connaissances sur ce médium !

Le premier volet La résine dammar #1 introduisait la résine dammar en explorant ses aspects généraux (terminologie et origine géographique). Puis en 2018 le second article La résine dammar #2 développait de façon plus vaste l’histoire des résines dans la peinture tout en précisant de quelle manière se faisait l’apport de telles résines à propos du sujet qui nous préoccupe ici : l'encaustique. Cet article se basait sur les travaux historiques du comte de Caylus, de Paillot De Montabert et de Henry CROS et Charles HENRY.
Le troisième et dernier article (déjà promis pour 2019) voit ici enfin le jour ! Je n’ai guère de goût pour la précipitation mais il faut bien que chaque chose arrive à son terme à un moment ou à un autre !


Propriétés mécaniques et physiques

Les propriétés mécaniques et physiques de la résine dammar vont lui permettre d’entrer dans la composition de la peinture à l’encaustique pour deux raisons : d’une part cette résine associée à la cire va durcir l’état de surface de la peinture et d’autre part ses propriétés optiques vont donner de la brillance aux couleurs. Ces propriétés étaient déjà connues aux 18ème et 19ème siècles du temps de Caylus ou de Paillot De Montabert dont j’ai pu détailler les expériences dans mon précédent article.
Dans son livre de 2001, The Art of Encaustic Painting, Joanne Mattera précise que plus on ajoute de résine dammar au mélange cire-résine plus la surface sera dure (p.95)


Mise en œuvre 

Au départ la résine dammar se présente sous forme de blocs de différents diamètres qu’il est préférable de casser pour faciliter l’incorporation à la cire en train de fondre. Joanne Mattera conseille de placer les blocs de résine dans un sac en plastique puis de casser les blocs avec un marteau pour réduire la résine en petits morceaux puis en fines particules.


Placer les blocs de résine dans un sac plastique...

...puis les réduire en morceaux avec un marteau.


Ensuite faîtes fondre la cire puis incorporez progressivement les particules de résine dammar. Concernant les proportions de la résine dammar par rapport à la cire celles ci sont habituellement de l’ordre de 1/8 : une portion de résine dammar pour huit de cire. Ces proportions peuvent bien sûr varier. Joanne Mattera indique qu’on peut augmenter les proportions dans une limite de ¼, une mesure de dammar pour quatre de cire. Plus on ajoute de la résine et plus le médium cire-résine obtenu sera cassant.
Dans son livre Peindre à l’encaustique paru en 2016 Sophie Van Moffaert conseille également une proportion de 1/8 pouvant aller jusqu'à 1/5. A vous de tester !

La cire et la résine dammar n’ont pas la même température de fusion : 65°C/150°F pour la cire et 107°C/225°F pour la résine dammar.  Plus les particules de résine seront fines plus elle vont fondre facilement dans la cire. Il faudra contrôler au départ la température du mélange pour que la résine fonde : supérieure à 107°C au départ puis on pourra baisser la température du mélange ensuite vers 74-104 °C.
Voici ce que cela donne lorsque la résine n’est pas assez fondue : elle forme une masse collante au fond de la casserole. Il faut donc dans ce cas augmenter légèrement la température du mélange.

La température de fusion n'est pas suffisante : la résine dammar forme
une masse collante au fond de la casserole.


Lorsqu’on débute dans la préparation de son encaustique il faut vérifier la température avec un thermomètre de cuisine adapté. L’erreur consiste à trop chauffer son mélange : il en résulte des fumées toxiques qui se dégagent et peuvent occasionner des maux de tête dans un local mal ventilé. Il est important de travailler dans un atelier bien ventilé (fenêtre ouverte ou au mieux une hotte aspirante) et de s'hydrater régulièrement.

Précision importante :
Attention à ne pas confondre vernis dammar et résine, ou gomme, dammar. Le vernis dammar est une dissolution de résine dammar dans de l’essence de térébenthine : c’est donc un produit inflammable et qui dégage des vapeurs toxiques lorsqu’il est chauffé. Donc à ne surtout pas utiliser avec l’encaustique ou nous travaillons avec une source de chaleur !
Attention également aux risques de brûlure de la peau lorsque vous réalisez votre mélange résine-cire ou même lorsque vous peignez à l’encaustique.

Puis lorsque la résine et la cire sont bien incorporées on verse le mélange dans un récipient adapté. Pour ma part j’utilise des barquettes en aluminium. La résine dammar présente généralement des résidus plus sombres qui se déposent au fond de la casserole. Lorsqu’on verse lentement le mélange dans les barquettes en aluminium les résidus restent au fond de la casserole et on peut les éliminer facilement ensuite avec un chiffon.


résidus de résine dammar au fond de la casserole 

On peut laisser refroidir le mélange que l’on utilisera ensuite dans la fabrication de sa peinture à l’encaustique en y ajoutant les pigments ou profiter du mélange encore chaud pour fabriquer tout de suite la couleur voulue.

Couleurs en préparation à l'atelier



Tentative de conclusion concernant ces trois articles..... 


La résine dammar utilisée aujourd’hui dans la peinture à l’encaustique résulte d’un héritage lié à l’utilisation ancestrale des résines, depuis les pratiques médicales et rituelles de l’Egypte antique puis l’encaustique des grecs et des portraits du Fayoum en passant par l’histoire de la peinture et la composition des peintures à l’huile et des vernis. La formule que nous connaissons cire-résine dammar-pigments n’est pas une simple recette, elle est la résultante d’une longue série d’expériences et d’histoires humaines tout au long de l’Histoire de l’Art. 
Bien sûr même si comme Joanne Mattera le rappelle dans son livre « encaustic paint is no more difficult to make than hot cocoa » (p.102) il faut souligner que les choses les plus simples sont la résultante d’un long apprentissage et d’une longue histoire liées à un nombre indéfinissable d’expériences humaines ou comme le disait Thomas Edison : « En essayant continuellement, on finit toujours par réussir. Donc plus on échoue, plus on est proche de la réussite ».
Ainsi cette « simple » recette d’élaboration de l’encaustique est attachée à une longue histoire depuis l’Egypte romaine jusqu’à aujourd’hui et ceci est important à prendre en compte lorsque l’on aborde la pratique de l’encaustique actuellement. Malgré tous les moyens modernes dont nous disposons aujourd’hui, la formule de l’encaustique cire d’abeille-résine dammar-pigments est très proche de celle utilisé par les peintres des portraits du Fayoum mais elle s’est affinée au cours du temps en gagnant aujourd’hui une plus grande précision dans la composition de la formule. Cette même formule utilisée par des artistes comme Victor Brauner après guerre ou Jasper Johns encore aujourd'hui. Chaque artiste débutant l’encaustique reproduit ainsi dans son atelier les différentes approches ancestrales tout en se nourrissant des multiples sources d’informations à sa disposition grâce à Internet et aux quelques ouvrages présents sur le marché à l’heure actuelle (voir références en fin d’article).

J’espère pouvoir contribuer avec ce blog à une connaissance plus juste de l’encaustique car ce médium est encore largement méconnu. Je n’ai pas de « how to » à donner, il s’agit juste de relater et de partager une expérience personnelle qui, bien que débutante, me semble compléter ce que je trouve ou ce que je lis à l’heure actuelle sur l’encaustique. 

Cet article vient clore un ensemble technique et historique concernant la peinture à l’encaustique et développé sur ce blog depuis sa création en 2015. De nombreux points méritent une étude plus approfondie mais je laisse cet ensemble en l’état (pour l’instant…).
J’espère que tout ceci vous aura apporté des connaissances complémentaires à votre pratique de l’encaustique sans oublier de passer à l’essentiel : peindre !
N’hésitez pas à me contacter pour me faire part de vos expériences.

Portez vous bien, protégez vous,
Merci de votre visite,




Monotype, encaustique, 2020


Références utilisées pour la rédaction de cet article

Comte de CAYLUS : Mémoire sur la peinture à l’encaustique et sur la peinture à la cire, Paris, 1755

CROS Henry, HENRY Charles : L’encaustique et les autres procédés de peinture chez les anciens, histoire et technique, Paris, 1884

MATTERA Joanne: The Art of Encaustic Painting : Contemporary Expression in the Ancient Medium of Pigmented Wax, Watson-Guptill Ed., New-York, 2001.

PAILLOT de MONTABERT : De la peinture encaustique dans Traité complet de la peinture, Paris, 1829-1851

VAN MOFFAERT Sophie : Peindre à l’encaustique, Editions Eyrolles, 2016


lundi 13 janvier 2020

Philippe Cognée, Carne dei Fiori à la galerie Templon

détail d'une oeuvre

Ce samedi 11 janvier avait lieu le vernissage de la dernière exposition de Philippe Cognée à la galerie Daniel Templon à Paris. En voici quelques extraits à travers mon modeste appareil photo.


C’est dans la toute nouvelle galerie TEMPLON, rue du Grenier Saint-Lazare à Paris inaugurée en 2018 que Philippe COGNEE nous présente sa dernière série Carne dei Fiori. Ce titre en italien nous rappelle aux origines de la peinture européenne de Cimabue à Giotto mais aussi que l’artiste fût Lauréat de la Villa Médicis à Rome en 1990.

Après sa dernière série Crowds en 2017 Philippe Cognée change ici radicalement de sujet pour nous offrir une peinture où chair, nature vivante et nature morte se retrouvent.



D’emblée en entrant dans cette galerie aux grandes baies vitrée ouvertes sur le monde puis à droite dans l’espace d’exposition notre regard est happé par une œuvre monumentale où les tons rouge et noir dominent.





L’artiste est là et discute avec chaque personne désireuse de le voir. J’ai alors pu le rencontrer à cette occasion et lui parler brièvement de mon travail et de ce blog. J’ai découvert un homme souriant et abordable désireux de nous faire pénétrer dans un univers où la peinture est sa préoccupation majeure.

Car le véritable sujet est la peinture même et Philippe Cognée à travers cette nouvelle série où l’artiste aime à rendre compte du désordre ou d’un aspect chaotique des choses nous propose une peinture où la question de notre propre finitude est omniprésente (à lire le très nourrissant La fierté des fleurs de Djamel Meskache, en conversation avec Philippe Cognée et servant de support à cette exposition). Plus que tout l’artiste répond à une urgence créatrice et s’engage une fois de plus avec cette série, et chaque fois avec plus de force, dans la réalité d’un être vivant au cœur de ce monde.

De Carne à Carcasses, sa série de 2003, il n'y a qu'un pas. De la viande d'abattoir aux fleurs Philippe Cognée poursuit sa quête. Ici la fleur et la chair se rejoignent.

détail d'une oeuvre

Alors que ses premières séries du début des années 90 représentaient des objets du quotidien (frigo, machine à laver) ou comme  Jasper Johns déclare en 1959 qu’il désire que le spectateur regarde ses tableaux « comme s’il regardait un radiateur », Philippe Cognée bascule ici de la banalité à la beauté du réel sublimée par sa peinture.


A la vue de ces beautés fanées, flétries sur fond noir la peinture de Philippe Cognée devient obsédante et on a envie de s’y fondre comme la cire de sa peinture elle-même.
Pour monumentale et déroutante qu’elle soit cette série nous plonge dans un univers où l’être humain fait de chair et de sang doit affronter ses angoisses les plus profondes dans un monde en perpétuel mouvement. Pivoines, Tournesols et Amaryllis en memento mori.

Ces Fleurs de chair, inquiétantes Vanités, nous rappellent un monde en déliquescence où la cire vient fondre nos ultimes tentations, nos dernières obsessions où le sexe, la vie et la mort se rejoignent.
C’est en affrontant la fin que l’artiste, par son œuvre, nous procure un sentiment d’éternité.

détail d'une oeuvre


L’exposition est visible jusqu’au 7 mars 2020.

Merci de votre visite sur ce blog,

Bon début d'année 2020 à tous,


A lire :

Djamel MESKACHE, La Fierté des Fleurs, sur les peintures de Philippe COGNEE, Editions Tarabuste, 2019.



mercredi 10 juillet 2019

Les Couleurs de Joan Mitchell, le Vertige de Yayoi Kusama et l'Afrique de Lauren Halsey



 Beauvais, 1986


        La première fois que j’ai rencontré l’œuvre de Joan Mitchell c'était dans un livre. Comme beaucoup d’artistes la rencontre avec le travail d’un peintre se fait le plus souvent grâce à une bibliothèque ou une librairie. C’était il y a une dizaine d’années et ce choc visuel ne m’a pas quitté.
Il ne me restait plus qu’à voir enfin « en vrai » les tableaux de cette artiste expressionniste américaine qui  travaille sur de grands formats. Cette première confrontation s’est faîte en 2014 lors d’une exposition présentée au Musée des Beaux Arts de Caen Joan Mitchell, Mémoire de Paysage. La Grande Vallée IX m’a laissée alors une forte impression.
Cette fois ci, en 2019, c’est à la Fondation Louis Vuitton que cela se passe (entrée à 5 euros avec la carte de la Maison des Artistes). Une exposition intitulée Le parti de la peinture et qui rassemble nombre d’artistes majeurs du 20ème siècle. Pour cet événement, qui a lieu jusqu’au 26 août, Joan Mitchell et Yayoi Kusama sont les seules artistes à bénéficier d’une salle dédiée à leur travail. Pour Joan Mitchell c’est une grande salle, la première en entrant dans l’exposition.


La plupart des œuvres exposées sont des diptyques.


Joan Mitchell comme Helen Frankenthaler ou Clyfford Still est une représentante du mouvement expressionniste abstrait né dans les années 40 aux Etats-Unis. Elle fait partie de la plus jeune génération du groupe et s’est installée en France à Vétheuil près de Giverny où elle vivra de 1968 à sa mort en 1992.
L’autre raison pour laquelle il est difficile de voir les œuvres de Joan Mitchell ailleurs que dans un livre est tout simplement parce que cette artiste est assez peu connue en France et donc très peu exposée.

détail de Beauvais

détail de Cypress

South, 1989


De telles œuvres témoignent d’un engagement total pour la peinture ainsi que Joan Mitchell a vécu sa vie. Une peinture fortement liée à la couleur avec une expression et un engagement sans compromis ayant guidé l’œuvre et la vie de l’artiste.
C’est une leçon d’envergure qu’elle laisse ainsi à chaque artiste ayant la chance de côtoyer ses œuvres.


Concernant Yayoi Kusama, j’ai pu découvrir son travail grâce au blog de Joanne Mattera. Un blog réalisé de manière indépendante d’une grande qualité et que je conseille à toutes celles et ceux qui désirent élargir leur horizon concernant la peinture abstraite et l’art en général.


Ici l’œuvre de Yayoi Kusama est une salle de taille réduite où les murs remplacés par des miroirs projettent à l’infini les obsessions de cette artiste Japonaise née en 1929 : petits pois colorés et formes phalliques.


Avant d’entrer dans la salle (limitée à quatre personnes) la personne qui ouvre la porte nous demande « Vous n’avez pas le vertige ? ». Le ton est donné. Une expérience à vivre !

une autre oeuvre de Yayoi Kusama : Les Tulipes de Shangri-La, 2004 à Lille 


A noter également en marge de cette exposition un Open Space dédié à la jeune artiste Lauren Halsey de Los Angeles dont s’est la première exposition personnelle en Europe. Cette installation Too Blessed 2 Be Stressed ! visible jusqu'au 2 septembre plonge le visiteur dans un environnement visuel et sonore semblable à une grotte futuriste regroupant des éléments issus des cultures de la diaspora africaine.
Un bel éclairage naturel permet de se poser et de découvrir l’univers de cette artiste engagée avec les communautés des quartiers sud de sa ville natale.





Merci de votre visite et bel été à tous !